La charte du vrai BONHEUR -Psaumes- 3 DEc 2013

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Psaume 16 : \ »Voilà le verset que David avait l´habitude de dire : \ »protège-moi, Hachem, car je place ma confiance en Toi\ ». Le mot choisi ici par David pour exprimer sa confiance \ »h´assiti\ », du verbe \ »lé´hassot\ » signifie \ »être recouvert entièrement\ ». C´est le plus haut niveau de confiance : David se met entièrement entre les mains d´Hachem. Non pas seulement dans les situations où il a tout essayé et n´a pas d´autre moyen de s´en sortir, mais \ »il avait l´habitude\ », en toutes circonstances, avant toutes autres choses, dans la joie, de s´en remettre ainsi à D. C´est la nouveauté de David. A tout moment, il a vécu à ce niveau-là, et donc dans une \ »ménou´ha\ », un repos intérieur, une sérénité totale, sachant qu´il ne peut rien lui arriver car D. le protège.

Puis, il s´adresse à son âme : \ »dis à Awayé \ »Tu es mon Maître, Adonai, et je n´attends aucune tova, aucune bonté de toi.\ » Un homme arrive à cette sérénité intérieure car il sait que D. ne lui doit rien, Il n´est pas là pour faire notre volonté, nous donner ce qui nous manque ou ce que nous demandons. Au contraire, nous sommes là pour Le servir ! C´est la différence entre le Judaïsme et les autres religions : nous refusons d´enfermer D. dans une qualité, quelle qu´elle soit. Certes, Il peut Se manifester à nous selon l´attribut de bonté, ou de rigueur, mais ce qu´Il est est toujours au-delà de cette manifestation ponctuelle. Sinon, ne pouvant comprendre ce que se passe sur terre, nous rejeterions D., pensant qu´Il n´est pas dans ce monde.

Etant un personnage klali, général, David s´adresse en réalité à l´âme d´Israël et à toutes nos âmes : nous appelons D. \ »Adonai\ », signifiant ainsi : Tu ne me dois rien, je Te sers, je fais ce que Tu ordonnes et prends ce que Tu me donnes, sans attendre de Toi autre chose, même ce que Tu promets dans Ta Torah. A un niveau plus profond, cela évoque la richesse de la connexion avec D., qu´aucun trésor ne pourrait nous apporter, lorsque nous établissons avec Lui cette relation d´abnégation totale.

\ »Toute mon aspiration (\ »´hafets) est de ressembler à ces hommes saints, puissants dans leur sainteté\ ». Saints, non parce qu´ils ont fui le monde, comme dans les religions, mais \ »asher ba arets\ », ils ont su rester impliqués DANS ce monde, sans laisser le monde les influencer. Ils ont essayé de le transformer et, par leurs mérites, ils ont su l´influencer ! Jamais un homme n´a été aussi juste, tout en étant aussi impliqué. C´est pourquoi David eut tant d´ennemis et que Jéroboam dira à son petit-fils : \ »nous ne voulons aucune part dans la royauté de David\ ». Et il provoqua le schisme. Il ne supportait pas une royauté qui essaie de connecter en permanence l´homme, dans son quotidien, au Maître du monde. On ne veut pas d´un pouvoir qui connecte notre société, notre vie économique, politique, militaire… à Hachem. Mais David nous montre que vouloir vivre connecté à D en dehors de ce monde est une illusion.

\ »Ils sombrent tous dans une immense tristesse ceux qui cherchent un autre D que celui que je vous présente. Je refuse de participer à leur culte de sang\ ». La préoccupation du \ »sang\ », du nefesh habéémi, c´est : sauve-moi, donne-moi, fais pour moi… David nous enseigne une prière fondée sur LE DON : qu´attend-Il de moi et que puis-je Lui donner ? Les textes de nos prières ont été établis par Ezra, en exil, après la destruction du Temple. Mais les prières de la Délivrance finale seront seulement centrées sur le don, comme l´explique le Rabbi : c´est l´intériorité qui se dévoilera avec le Mashiah. L´homme cherchera seulement à donner à Hachem et à agir pour transformer Son monde, comme David qui se levait à ´hatsot et suppliait D. de lui ouvrir les yeux pour l´aider à réaliser sa mission. Puis il étudiait la Torah, mode d´emploi pour accomplir cette mission.

\ »Hachem, sache que je prends de Toi la part que Tu me donnes et le verre que Tu me sers.\ » J´accepte, non par dépit et déterminisme, mais par la emouna. Que je le comprenne ou non, Ton choix est le mien, il est forcément le meilleur pour moi, et il est le signe de la mission que Tu attends de moi. Je suis donc toujours dans la joie ! Mais David est honnête. Il reconnaît : certes, \ »j´aurais rêvé de tellement d´autres parts pour moi\ ». Mais il ajoute immédiatement \ »ce que Tu as choisi, c´est ce qui me convient. Je te remercie de m´avoir permis de comprendre que Tes réponses étaient les meilleures à mes questions.\ »

\ »Shiviti Hachem le-negdi tamid\ ». C´est le verset qu´Israël a choisi pour être présent partout, car c´est l´essence de toute l´identité juive authentique. \ »J´ai accepté de vivre en présence d´un D qui va toujours à l´encontre de mes désirs. Et c´est comme cela que je ne suis jamais tombé. Je suis un homme qui explose de joie…. Car celui qui est ´hassid avec toi…\ », celui qui comprend qu´il est sur terre pour donner, ne perçoit jamais rien comme une destruction, mais tout lui apparaît comme une construction.

\ »Continue à me faire connaître le vrai chemin de la vie, à me combler de joie, car avec Toi je suis connecté à l´éternité\ ».

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Category: Les Psaumes
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  • philippe

    Voici ce que dit le Rambam au sujet de la mitsva de la prière dans le Michnei Torah sefer Ahava hilkhot tefila ch1 halacha 2:
    \ »L\’obligation de cette mitsva se pratique ainsi, un homme devra supplier et prier chaque jour et raconter les louanges du saint béni soit il. Ensuite il demande ses besoins poliement et en suppliant et alors il revient sur des louanges et remerciement a l\’Eternel sur les bontés qu\’il lui a déjà prodigués chacun selon sa force.\ » Voir ensuite la halacha 4 dans le même chapitre où il est expliqué ce qu\’Ezra a fait et que la Amida correspond exactement au commandement de prier selon la Torah. Avec ces trois étapes.
    Demander ses besoins matériel fait donc bien parti intégrante du plan Divin et de son service du cœur?
    Il faudra donc dire comme le Rabbi l\’a expliqué plusieurs fois que la matérialité d\’un juif est destinée pour servir D. Et c\’est en ce sens qu\’elle devient une mitsva la gachmiout d\’un juif devient rouhaniout ceci rejoint ce que vous avez expliqué au sujet de baarets il n\’est donc pas nécessaire de modifier d\’un yota le noussah car dans la profondeur elle correspond au service de D qui signifie utiliser ses biens matériels uniquement pour réaliser sa mission.