7 Mai 2013 -Tania- Juif jusqu´au bout des ongles !

Télécharger Vidéo Télécharger Audio RESUME DU COURS : Toutes les différences entre les hommes ne sont vraies que sur le plan de l´extériorité : des compétences et des fonctions diverses. Mais, pour ce qui est de l´intériorité, il n´y a pas de différences, car nous provenons tous d´une même essence. Le Tanya dit que, pour pouvoir vivre le verset \ »tu aimeras ton prochain comme toi-même\ », que nos Maîtres voient comme le fondement de toute la Torah, il faut que l´homme sorte de l´extériorité, où l´on juge les autres en fonction de leur comportement et de leurs compétences ; il faut qu´il entre dans l´intériorité, niveau de l´essence où nous sommes tous uns et semblables ; niveau où chacun est irremplaçable et, sans lui, le monde serait amputé.

Bien que notre vie quotidienne semble très banale, si nous la vivons avec hauteur, nous pouvons construire, par les plus petites choses, encore davantage que par une étude de Torah. On peut prendre l´exemple de Shamai et Hillel, lorsqu´ils se rendaient au marché : quand Shamai achetait quelque chose de bien, il disait \ »je vais garder cela pour Shabbat.\ » Quant à Hillel, pour chaque chose, il disait \ »c´est pour honorer aujourd´hui, et j´ai confiance que D me donnera encore mieux, pour Shabbat.\ » Chacun vivait donc un simple marché comme un acte très élevé, relié à D. Le sens des actions se trouve seulement dans l´essence, dans l´intériorité. Par exemple, on se lave les mains avant de manger, bien qu´elles soient propres. C´est un acte très courant dont le Judaïsme a fait une sublimation : on se lave les mains, puis on les élève et on fait une bénédiction, ce qui donne à notre action un sens extrêmement fort : mes mains m´ont permis d´avoir de quoi manger ; je dois les amener à Hachem, avant le repas. De même que la nourriture que je mets sur la table est kasher, mes mains aussi sont propres car ce repas est le fruit d´un travail propre et kasher. J´ai gagné ma vie proprement, donné mon maasser, etc… alors, je peux manger.

Le fait que, dans le monde matériel, les mains se salissent quand on travaille, est seulement le reflet de la réalité spirituelle : par mon action dans ce monde, je peux me salir moralement et spirituellement. Je lave donc mes mains spirituellement, et je les présente à Hachem pour manifester que je décide de ne plus me salir.

La réalité matérielle est chargée de messages spirituels. Et beaucoup de lois du Judaïsme nous ont été données pour nous transmettre un enseignement. Par exemple, manger du pain sans se laver les mains est pire que manger du porc, car rien n´est plus grave que de vivre dans l´extériorité, sans chercher les messages que D nous donne. C´est pourquoi les malédictions de la Torah commencent lorsque nous faisons des fautes, mais les pires catastrophes nous arrivent lorsque nous disons que ce qui nous est arrivé n´est que le hasard. On voit donc que, pour Israël, contrairement aux nations, le plus grave n´est pas de fauter, mais de ne pas analyser nos difficultés pour en tirer un message, car il nous est demandé de vivre dans l´intériorité des choses.

\ »L´enfant était au départ contenu dans le cerveau du père. Puis, quand il est conçu et terminé, jusqu´aux ongles du pied de l´enfant, tout provient de la graine du père, où tout était déjà contenu, de façon indifférenciée. Pendant 9 mois dans le ventre de la mère, il y a une décomposition en fonctions et des mutations, au point qu´elles susciteront l´apparition d´ongles, etc…\ »

On remarque que les moments les plus intenses sur le plan spirituel, où il est dit que l´on voit Hachem dans le Temple, sont appelés 3 regalim (ce qui signifie les 3 \ »pieds\ » !) Pourtant, il existe les mots \ »´hag\ » et \ »moed\ », pour dire \ »fête\ ». Cela montre que l´on sert D. non avec son âme seulement, mais avec son corps ; ici avec ses jambes. Chaque partie du corps et son fonctionnement est révélateur de quelque chose, au niveau de l´âme. Et il y a dans l´âme une force qui correspond aux jambes : j´ai des jambes physiques qui marchent bien, parce que j´ai une force de l´âme qui me permet d´avancer ; rien ne tient devant la volonté ! Dans tout notre corps, se cachent des notions extrêmement hautes.

On citera l´exemple des ongles. Dans le langage métaphorique des Maîtres, Adam avait, avant la faute, des habits d´ongle ; tout le corps était en ongle. Après la faute, cet habit n´est resté qu´au bout des doigts. L´ongle fait partie du or makif, de l´énergie protectrice qui est autour de chacun de nous, qui nous protège de toutes les forces négatives qu´il y a dans ce monde, qui voudraient nous attaquer. Tous les interdits de la Torah sont là pour constituer un bouclier qui nous protège. Quand nous transgressons un interdit, nous faisons une brèche dans notre propre mur. Ainsi, ce qui nous tue, ce n´est pas la faute, mais c´est la brèche que nous faisons dans notre protection ; après quoi, les forces négatives peuvent nous attaquer.

La muraille protectrice d´Adam n´est pas complètement tombée ; les ongles sont le miroir matériel de cette petite protection spirituelle qui reste encore. Par les mitsvot, nous pouvons reconstruire notre protection spirituelle. Les ongles sont rattachés à l´essence, car ils sont la preuve qu´il nous reste encore un minimum de protection ; ils représentent des forces protectrices extrêmement élevées.

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Category: Livre du Tania
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