10 Septembre 2012 -Talmud- Kidouchim- Etre ou ne pas etre

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MP4 MP3 \ »Celui qui étudie la Torah de Moshé, ainsi que la Mishna, et qui s´occupe aussi des choses de ce monde, cet homme n´est pas prompt à la faute.\ » Il faut à la fois la Torah écrite (le Mikra) et la Mishna, l´ensemble des commentaires des Maîtres d´Israël qui décryptent et expliquent tout le précieux caché dans les versets de la Torah ; et nous avons aussi besoin de \ »dere´h eretz\ », c’est-à-dire la vie sociale qui englobe vie familiale, travail, comportement avec les hommes…

Un homme qui laisse une place à l´étude et qui vit d´une manière saine, son style de vie le protège de la faute. Mais pourquoi faut-il ces 3 choses ? Un homme doit être à la fois ciel et terre, avoir le ciel et le social. Il a besoin de la connexion avec Hachem, avec les Maîtres d´Israël et avec les hommes. S´il est seulement un humaniste, ou s´il a seulement les 2 1ers, la religion, sans la connexion avec son peuple, il fautera forcément, car la faute est le résultat d´une vie déséquilibrée ; on ne peut vivre seulement pour le corps, ou pour l´âme.

L´Ecclésiaste nous dit que \ »celui qui a une corde triple, personne ne peut la casser.\ » La Torah représente le vrai ciel, le dere´h eretz représente la vraie terre, mais le monde est créé sur le principe de l´union des contraires, qui passe toujours par un intermédiaire : pour réunir ciel et terre, il faut les Maîtres d´Israël qui rapprochent les contraires. Ils tirent leur inspiration de la Torah, mais leur souci est de construire le monde. Il faut réunir le ciel et la terre, pour être protégé de la faute, et ce mariage des contraires passe par les Maîtres d´Israël, car ils ont le secret de l’équilibre à l´intérieur de nous-mêmes.

\ »Celui qui n’étudie pas la Torah de Moshé, ou ne s’intéresse pas à l´enseignement des Maîtres, ou n’a aucune vie sociale, ne fait pas partie de la construction de ce monde ; ce n’est pas un constructeur, et donc sa vie est une pure perte\ ». Si l´on est seulement dans le ciel, mais sans rien faire sur terre, ou si l´on fait sur terre, mais sans aucune connexion avec le ciel, notre vie est une pure perte ; nous ne construisons rien.

Nous, Juifs, fonctionnons de telle manière que si, dans nos œuvres terrestres, nous n´associons pas la Torah à l´action, l´histoire ne nous retient pas. Par exemple, de Rabbi Akiva, on retient la révolte de Bar Kokhba ; de même, si Rashbi avait été seulement le Maître du Zohar, l´histoire ne l´aurait pas retenu, mais il s´est impliqué dans la lutte contre Rome, a agi sur le terrain, jusqu´à être même condamné à mort et devoir se cacher dans une grotte pendant 13 ans ; à Lag BaOmer, vont sur sa tombe 1 million de personnes qui, souvent, n´ont pas de rapport avec la Torah.

Chez nous, les grands mystiques sont très engagés. Et beaucoup de Maîtres de leur génération sont allés jusqu´à la mort, montrant qu´un vrai Maître d´Israël s´engage, sinon, il n´est pas un vrai Maître.


30 novembre -0001