15 Juillet 2012 -Talmud Kidouchim- La qualite, pas la quantite !!-

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MP4 MP3 Dans l´un des textes fondamentaux de la pensée juive, nos Maîtres disent que, lorsqu´il essaie de faire le bilan de son existence et de voir où il en est, \ »en toutes circonstances, l’homme doit se voir comme s’il était moitié méritant et moitié non méritant.\ » Mais, si le bilan est toujours le même, pourquoi le faire en toutes circonstances ? De plus, on constate aisément qu´un homme n´est pas toujours le même, \ »moitié moitié\ », mais il évolue, progresse, stagne, ou même régresse.

Le texte continue : \ »si, après ce bilan, sa 1ère réaction est de s’engager dans le bien, il est méritant, car il fait pencher la balance du côté du bien. Mais s’il s’engage dans le mal, malheur à lui, car il penche du côté du mal.\ » Ce qui contredit donc le début du texte.

En réalité, le Talmud parle ici de 2 manières différentes de se percevoir, car l´homme doit se voir sur deux plans à la fois, d´une façon globale, et d´une façon ponctuelle. Quand l´homme se voit d´une façon globale, et fait un bilan de santé spirituel et moral, s´il est honnête, la conclusion sera négative. Mais le Talmud nous dit qu´il faut, au contraire, se voir toujours au moins moitié moitié, c´est à dire d’une façon positive. Car il ne faut jamais se considérer d’une façon quantitative, mais QUALITATIVE. Et le simple fait d´avoir envie de faire un bilan et de progresser, place déjà l´homme dans le bien, même s´il a quantité de mauvaises actions. C´est ce que dit la pensée juive : \ »un peu de lumière repousse beaucoup d’obscurité\ ». Une seule prise de conscience peut contrebalancer tout ce que l´on a fait auparavant.

Mais il est ajouté que, lorsque l´on fait ce bilan, et qu’on se regarde ainsi, cela peut engendrer 2 types de réactions contraires : soit la bonne réaction de se dire que tout est encore possible dans la vie, et que l´on peut encore tout réussir, même quantitativement ; ou bien se dire que fauter n’est pas si grave, et l´on peut encore faire quelque chose de mal.

Il faut donc, à la fois, apprendre à un homme à rechercher les étincelles de bien qui sont en lui, à ne pas se désespérer, rétroactivement, de la quantité de mal qu´il a pu faire dans sa vie. Mais, en même temps, à priori, il faut le prévenir que chaque faute est grave et qu’il ne doit pas sous-estimer  le mal qu´il pourrait faire dans l´avenir, car cela le ferait entrer définitivement dans le monde du mal, comme il est écrit dans la Torah, \ »une seule faute peut te faire perdre énormément de bien\ ».

Le Talmud apporte un verset pour appuyer sa dernière affirmation, concernant le mal, mais aucun verset concernant le fait qu´il faut se voir au moins moitié moitié. En effet, c´est toute la Torah, et même toute l´existence, qui sont la référence de cette 1ère affirmation. Le fait même que nous continuions à exister est la preuve qu´Hachem porte un regard qualitatif et non quantitatif, sinon, le monde n´aurait jamais été créé, et nous-mêmes n´existerions plus. Hachem regarde les points de lumière de notre vie (notre étude de Sa Torah, nos mitsvot…) qui, qualitativement parlant, contrebalancent toutes les erreurs que nous pouvons faire. C´est pourquoi il ne faut jamais nous désespérer !


30 novembre -0001