18 Mars 2013 -Pessah- Chabbat ha Gadol- Ah ! Quel bel acteur !

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Que signifie l’expression \ »Shabbat HaGadol\ » ? On remarque que Shabbat est féminin et gadol est masculin. C’est donc \ »le Shabbat où se dévoile quelque chose de grand\ ». Quel grand miracle eu lieu ce jour ? Il avait été dit aux Hébreux : le 10 du mois, vous prendrez l’agneau (idole que les Egyptiens célébraient, précisément, au mois de Nissan), vous l’attacherez durant 4 jours à un poteau ; le 14, vous l’égorgerez, et le 15 (le jour où tous les Egyptiens allaient dans leurs temples pour célébrer le culte à leur idole !) le soir, vous le cuirez au feu ; vous le mangerez et vous jetterez hors de votre maison, les os avec encore de la chair (ce qui montre un dédain pour l’agneau) puis (… si vous ne vous êtes pas fait massacrer par les Egyptiens !) vous sortirez.

Hachem décide de faire sortir Son peuple, justement ce mois et ce jour, pour détruire l’idole égyptienne. Ce culte de l’agneau était utilisé par Pharaon et sa caste, pour maintenir toute la population dans la soumission et la docilité, sans même ne qu’elle s’en rende compte ; elle était esclave, tout en se croyant libre. Hachem brise les chaînes de cet esclavage. En obéissant à cet ordre d’Hachem, les Hébreux se mettaient en danger de mort. Et c’est pourquoi 4 cinquièmes refusèrent d’obéir, et ne sortirent pas d’Egypte. Mais c’est alors que D. fit un grand miracle : les 1ers nés des Egyptiens, ayant entendu qu’il risquait d’y avoir une 10ème plaie et qu’ils mourraient, se révoltèrent contre Pharaon pour qu’il laisse partir les Hébreux. Il y eut une guerre civile et, au lieu de s’en prendre aux Hébreux qui profanaient leur idole, les Egyptiens se tuèrent entre eux ! C’est ainsi qu’il est dit, dans les Psaumes \ »Il a frappé les Egyptiens avec les 1ers nés\ » (et non, comme il est traduit : il a frappé les 1ers nés des Egyptiens !) En souvenir de ce grand miracle, on appelle ce Shabbat HaGadol.

Mais se posent plusieurs questions : puisqu’il s’agit d’un si grand miracle, pourquoi n’est-il pas raconté dans la Torah écrite, mais seulement dans la Torah orale ? Et il est ignoré de la plupart d’entre nous ? Enfin, pourquoi n’est-il pas compté dans les 10 plaies, puisqu’il est appelé \ »grand miracle\ », et pas les autres ?

Beaucoup considèrent seulement ce qui est dit dans la Torah écrite, et pensent que la tradition orale vient seulement des hommes. Mais nous le voyons, par exemple, dans nos relations familiales, chacun sait ce que l’autre aime, et il n’est donc pas besoin de le dire et de le demander ! La tradition orale est la Torah de l’amour ! C’est la Torah de ceux qui connaissent Hachem au point de deviner tout ce qu’Il veut de nous, et qui L’aiment au point de le faire, bien que ce ne soit pas dit ! Ainsi, on élève l’amour à un niveau infini. Comme l’officier Klein, qui se jeta sur une grenade pour sauver ses hommes. Un tel acte ne peut être demandé ou exigé de personne, car seul celui qui aime à un tel niveau peut le deviner et le faire ! C’est pourquoi la tradition orale est la loi de l’amour ; elle est l’essentiel de la volonté d’Hachem. Nous sommes mariés avec Hachem et, comme les époux entre eux, nous voulons comprendre ce qu’Il veut de nous. Et, si cela n’est pas écrit, c’est justement que cela Lui importe !

C’est pourquoi le ness hagadol n’est pas écrit, car le message qu’il transmet est tellement plus grand que le message véhiculé par les autres miracles ! Il appartient à une dimension trop grande pour être écrite. Mais nous devons être le peuple qui n’est pas au niveau de ce qui est dit et du devoir, mais au niveau de ce qui est ressenti et de l’amour. Ceux du peuple qui ont obéi à l’ordre d’Hachem savaient qu’ils affrontaient la mort. Dans les 9 1ères plaies, c’est D qui avait tout fait, et le peuple était spectateur des miracles. Mais, ensuite, il y eut ce test, afin de mériter la 10ème plaie. Et il en est de même pour nous : Hachem nous aide, mais il y a forcément un moment où nous devons nous prendre en mains, à la mesure de ce que nous avons reçu : si nous avons reçu énormément, il nous faudra une prise en mains énorme. Le peuple avait reçu gratuitement 9 miracles extraordinaires. Mais, quand il a dû faire quelque chose par lui-même, 80 pour cents ont refusé, car ils étaient des assistés et des ingrats. La gratitude, la reconnaissance, est la plus difficile des qualités. La Torah nous montre que seulement un cinquième est capable de s’investir dans ce genre de merci. C’est le véritable message de ce Shabbat HaGadol : savoir m’investir et donner, en échange de tout ce que j’ai reçu.

La Délivrance finale arrivera sur ce modèle : nous recevrons 9 grands miracles. Déjà, nous avons retrouvé notre Terre, avons transformé le désert en paradis, et nous y revenons de plus en plus… Depuis 60 ans, notre peuple jouit d’une aide miraculeuse, mais viendra un moment, juste avant la Délivrance, où il semblera que l’Aigle qui nous a porté sur Ses ailes, nous laisse tout seuls. Il faudra montrer que nous sommes prêts à Lui donner notre vie : viendra le Shabbat HaGadol où tout Israël se prendra en main, et \ »personne ne restera à l’extérieur\ ». Ce don de soi face à nos ennemis déclenchera la 10ème plaie, la dernière étape de la Délivrance finale. Et toute l’humanité reviendra à Celui qui sera proclamé Roi sur toute la terre \ »Bayom hahou iyié Hachem Mele’h al kol haarets\ ».


30 novembre -0001