22 Avril 2012 -Talmud Kidouchim- Quatrieme cours

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MP4 MP4 Nous avons vu que deux mishna disent à qui il est fait du bien en ce monde :
Selon la 1ère mishna, il est fait du bien à celui qui, en plus de la pratique normale des mitsvot, en choisit une qu’il accomplit au maximum de ses forces, au-delà de la normale.
Selon la 2ème mishna, c’est à celui qui accomplit une des 4 mitsvot concernant le prochain, même si dans le reste de la Torah, cet homme ne fait pas forcément ce qu’il faudrait faire, car ces mitsvot ont une grande force.

La Guemara apporte un 3ème enseignement :
« Celui qui a plus de mérites que de fautes (c’est-à-dire quelqu’un qui se comporte bien, car tout le monde a des échecs et des erreurs ; cet homme a une majorité de mérites), on lui fait du mal, et il ressemble à quelqu’un ayant brûlé de ses propres mains toute la Torah, au point qu’il n’en reste même pas une lettre intacte ; et celui qui a plus de fautes que de mérites (c’est à dire le méchant, car tout homme a forcément un minimum de mérites), on lui fait du bien et il ressemble à celui qui a accompli toute la Torah et qu’il n’y a pas une lettre qu’il n’ait pas accomplie. »

Ce texte dit, donc, absolument le contraire des 2 1ers selon lesquels, pour recevoir du bien dans ce monde, il fallait faire du bien. !

Abayé explique : la 1ère mishna ne signifie pas qu’on lui fait du bien tous les jours, mais qu’il aura dans ce monde des périodes de très grand bonheur, que seul peut atteindre celui qui a ces mérites. Mais, après avoir été renforcé par ces moments extraordinaires, comme il a, lui aussi, des fautes dans sa vie, il aura des moments de « nettoyage intérieur » extrêmement douloureux, pour qu’il ne reste en lui aucune tache dans l’autre monde. Et, dans ces moments de « nettoyage », il ressemblera à quelqu’un ayant transgressé toute la Torah.

C’est vrai au niveau individuel, mais c’est vrai, aussi, pour Israël dans son ensemble, dont l’histoire est faite de périodes extrêmes, dans un sens comme dans l’autre.

C´est ainsi que nous passons, en seulement quelques jours, de Yom HaShoah à Yom Haatsmaout : moments de douleur inimaginable, puis moments de bonheur extrême ; nous sommes passés, en seulement quelques années, de la Shoah, à une nation sur notre Terre, puis à la prospérité, la richesse et la vitalité, incomparables pour un pays dont on fêtera seulement les 64 ans de la reconstruction !

Ici, il n’est pas question des nations ; il s’agit des mitsvot données à Israël, c’est à dire du bien infini déterminé par Hachem dans la Torah, ou des transgressions par rapport à la Torah. C’est pourquoi la récompense ou la punition reçues sont infinies.


11 juillet 2018