24 Mai 2012 Preparation au Don de la Torah -Quatrieme cours- Vous cherchez D.? Alors trouvez la femme!

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MP4 MP3 Nous arrivons à la fin de notre préparation : aux 3 « yémeï hahagbala », jours de la limitation. Dès le 4ème jour, Hachem demande de faire une séparation, pour que le peuple ne puisse pas s’approcher et monter sur la montagne, au moment du don de la Torah. Puis, Il insistera, à plusieurs reprises : « t’es-tu occupé de la hagbala ? ». On comprend donc que cette dernière étape est extrêmement importante et le cours nous montre toute la richesse et la profondeur de son enseignement, pour nous aussi.

D’abord, nous est rappelée l’analogie, selon les codes bibliques, entre la création du monde et le don de la Torah. Rachi explique que le monde a été créé pour qu’Israël reçoive la Torah : le monde créé le 6ème jour est le corps, et la Torah en est l’âme, qui entre dans ce corps le 6 Sivan, et donne un sens à toute son existence.

L’explication du Ari HaKadosh nous fait entrer dans des profondeurs encore plus grandes, puisqu’il montre que le don de la Torah est le tikoun, la réparation, de la faute du 6ème jour de la création. Il fallait réparer ce qu’Adam avait abîmé. Par une métaphore, le Ari HaKadosh fait remonter la faute à un dérapage sexuel, une précipitation d’union. Et, pour cette raison, en tikoun de cette précipitation, Hachem insiste constamment : ne vous approchez pas le la montagne, tu sépareras, tu limiteras…

La montagne où sera donnée la Torah, dont il ne faut pas s’approcher avec hâte, ni toucher, représente donc Hava et la féminité, alors qu’Israël représente Adam et la dimension masculine. Le verset prescrivant : « ne vous approchez pas de vos épouses durant 3 jours » confirme cette lecture du Texte. D’ailleurs, il est dit qu’un homme qui n’a pas d’épouse n’a pas la Torah, même s’il l’étudie et la pratique, car il se connecte de façon vivante à la Torah seulement s’il est aussi connecté à la dimension féminine qui est son épouse.

Un commentaire de Rachi donne un autre éclairage au Texte : si le peuple a un désir trop grand de se rapprocher d’Hachem, il risque de s’autodétruire « et un grand nombre tomberaient ». Rachi révèle que cette autodestruction est la déshumanisation de l’homme qui veut tellement être spirituel et mystique qu’il cesse d’être un humain. En se connectant à une dimension au-dessus de ce monde, le risque est extrême, soit de se couper de ce monde, de s’en retirer, ou même de devenir un fanatique ou un monstre.

Par ces versets, la Torah nous montre que le plus grand danger pour l’humanité est la religion ! Dieu veut nous donner une sagesse de vie et nous dit : connectez-vous à Moi, tout en restant des humains engagés dans ce monde concret ! Comme David, qui y fut totalement impliqué, tout en étant connecté au Maître du monde comme personne d’autre ne le fut ! C’est pourquoi Shavouot est la Hiloula de David.

Le Ari HaKadosh nous conduit dans la dernière étape de notre préparation : c’est par la relation avec la femme que l’homme crée la relation avec Dieu. S’il a une relation saine avec sa femme, il n’aura jamais le problème d’une relation déshumanisée avec Dieu. Nous sommes donc amenés à une réflexion, durant ces 3 jours, pour corriger et améliorer notre relation avec la femme, avec l’épouse car, seulement ainsi, nous devenons les réceptacles de la Torah.


30 novembre -0001
  1. A David Chollet : Il y a un ange dans le ciel qui s’appelle David, à qui il fût ajouté un VaV dans son nom car il avait découvert le secret pour une telle transformation : à savoir que les branches = zalezalim (zaïn-lamed-zaïn-lamed-youd-mem = 124) d’arbres, les graines de fruits = jaregarim (gimmel-resh-gimmel-resh-youd-mem = 456) et un peu de boue= tit (teth-youd-teth = 28) peuvent se transformer en du marbre = shesh (shin-shin = 600). Cet ange avait compris la sagesse de la séparation en deux tables des 10 commandements donnés sur le mont Sinaï.

  2. j\’ai lu quelque part que l\’on avait retrouvé un verger fossile et l\’incroyable c\’est que les fruits s\’étaient changés en pierres semi-précieuses et le bois en une forme de marbre

  3. yné ma tov ou ma nayyim chabbat ahim gam yahad

  4. mais il doit y avoir une infinité d\’arbres dans le \’\’Gan\’\’ qui sont tous complétement différents pour ceux qui connaissent une infinité de multivers

  5. Mm… intéressant. Regardez ça attentivement je vous prie : à Béréshit 2,23 : « ZOT hapa’am ‘etsem mé’atsamaï» = « cette fois membre de mes membres ». On peut voir pa’am (pé-‘am = 80-am), ‘etsem (tsadik-‘am = 90), on devrait avoir ensuite (qouf-am=100-am) selon le principe de gradation. Ici il y a un signe, car on a en fait mé’atsamaï, il y a deux mem qui nous donnent une allusion au mem sofit, il y a en fait le qouf qu’on peut former avec tsadik+youd ; et en fait les deux mem font allusion au mot q’aq’a (tatouage, stigmate) (qouf-aïn-qouf-aïn) donc on retrouve bien qouf-‘am (100-‘am). Ici, il y a une allusion au fait que toutes nos actions bonnes et mauvaises s’inscrivent sur nos os ; le nom de ‘Hava était marqué sur la côte d’Adam. Maintenant, regardons à Béréshit 3,14 : on voit qu’il y a une dégradation qui concerne le serpent : « ZOT arour atah »= « cela, maudit tu es » car zot (zaïn-aleph-tav=408), arour (aleph-resh-vav-resh=407), atah (aleph-tav-hé=406). Cela, ce signe de malédiction sera que le serpent perdra ses pattes et devra marcher sur le ventre (voir Rachi) car c’est le serpent qui a poussé ‘Hava et donc Adam à dépasser la limite. Le mot « pattes » se dit « raguelaym » en hébreu. Or on voit qu’en Chemot 19,21-22 en ce qui concerne la limite fixée sur la montagne, il est dit : « hanigachim (hé-noun-gimmel-shin-youd-mem) él Adonaï lirot (lamed-resh-OTH) » = « ceux qui s’avancent vers Adonaï pour voir », il y a un signe oth (aleph-vav-tav) qui concerne le serpent. On voit qu’on peut former le mot « raguelaym » (resh-gimmel-lamed-youd-mem), et qu’il reste les lettres noun-hé-shin (50+5+300=355) ce qui forme nahash mais si on avait un ‘heth, cela formerait « na’hash » = « serpent » (50+8+300=358). La différence est 358-355=3 ; cela correspond aux trois jours où il ne faut pas avancer (3 fois = 3 regualim) ; 3 se rapporte à l’acte sexuel qui permet d’enfanter (3 gouttes, 3 flèches). Si on ne respecte pas ces trois jours et si on dépasse la limite, alors c’est comme si on reformait les pattes du serpent qui vient influencer la faute. Seul Moshé qui est l’âme du Mashia’h (358) peut s’avancer sans être détruit.

  6. Cher Rav,
    Quel cours !! Mais quel cours, QUELLE JOIE, je suis tellement impressionnée par ce que vous nous dites !!! Et tellement heureuse !
    MERCI

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