25 Juin 2012 -Talmud Kidouchim- Vive les bonnes vibrations!

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MP4 MP3 Quand un homme fait une action mauvaise qui a tout de suite des fruits, ces fruits donneront d’autres fruits ; mais, si elle n’a pas de fruits immédiats, cette action n’aura pas de fruits. Par contre, une bonne action aura toujours des fruits.

Rashi explique qu’ « une mauvaise action qui a des fruits » signifie qu’une personne connue, qui est un modèle pour les autres, fait un ‘hiloul Hachem, c’est-à-dire une mauvaise action en public, car d’autres vont faire comme lui. Les fruits sont tous ceux qui se serviront de son exemple pour justifier qu’ils vont fauter, puis d’autres les imiteront à leur tour, etc… et cela deviendra une normalité pour tous.

Mais si quelqu’un fait une faute sans être un homme important, ou bien sans être vu, cela s’appelle une action qui n’a pas de fruits immédiats. Elle n’en aura donc pas, par la suite, car personne ne va apprendre à faire comme lui.

A l’inverse, pour une bonne action, même si la personne n’est pas importante, et même si on ne la voit pas, Rashi dit que son action aura quand même des fruits.

Car il faut comprendre qu’une action n’est jamais neutre : toute action, vue ou non dégage des énergies. On sait que les paroles sont des ondes, mais les actions aussi. Or, les ondes ne disparaissent pas. L’énergie dégagée est là, elle va sortir de notre maison et se répandre. Nos Maîtres disent que toute action positive se transforme en énergie positive qui va se répandre dans le monde, influençant les hommes autour de nous, même si on ne peut le voir. Ainsi, les envies qui naissent en nous de faire le bien viennent de ces connexions avec de bonnes énergies qui sont dans le monde, créées par de bonnes actions. Mais encore faut-il être capable de les réceptionner.

Chacun de nous est potentiellement une antenne, capable d’être le réceptacle des bonnes énergies qui traversent le monde.

Je peux réceptionner l’onde positive qui provient de la bonne action de quelqu’un, si nous avons la même racine d’âme, et que ce jour-là je suis bien disposé, je me connecterai à ce rayonnement, et je serai influencé.

Mais ceci n’est pas vrai pour le mal, car il ne se transforme pas en ondes qui vont influencer les autres. Hachem n’a pas créé le bien et le mal avec la même potentialité.

Certes, il s’agit d’un phénomène où l’on est passif : on subit une bonne influence sans l’avoir cherché ; mais cela ne contredit pas le principe du libre arbitre, car il faut s’être préparé, au préalable, à être réceptacle pour le bien.

Par contre, pour ce qui concerne le mal, il y a des endroits où le rayonnement est tellement mauvais qu’il peut avoir une influence sur nous. C’est ce que l’on voit dans la Torah, lorsqu’Avraham et Sarah, sont près de rentrer en Egypte : Avraham dit à Sarah : « maintenant, je sais que tu es une belle femme. » Il était pourtant marié avec elle depuis très longtemps, mais il a commencé à voir sa femme avec les yeux d’un autre et a compris dans quel danger ils étaient, parce que mitsraïm était la terre de l’idéologie de la débauche, erets zima, où la débauche était une raison de vivre. Le rayonnement négatif de cet endroit était tellement fort qu’Avraham a regardé son épouse avec d’autres yeux.

Quand tu entres volontairement dans un endroit où il y a le mal en majorité, tu vas en subir l’influence. Il est dit que, même un aveugle doit faire un détour, pour éviter un tel endroit, ce qui prouve bien qu’il n’est pas question de voir, mais que c’est une question de rayonnement qui se propage. Le bien se propage, mais le mal ne se propage pas, sauf si je vais moi-même dans un lieu où je m’expose à recevoir son influence.

Cela explique que celui qui fait une mauvaise action devant les autres se connecte à eux et leur envoie un mauvais rayonnement. Mais une mauvaise action qu’il fait tout seul n’a pas de rayonnement. Au contraire, le bien que l’on fait va se propager et toucher tous ceux qui ont le mérite de s’être préparés à en être le réceptacle et qui vont profiter de ce bien.


30 novembre -0001