27 Juin 2102 -Talmud Kidouchim- L´enfer n´est pave que de bonnes intentions

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MP4 MP3 Nous avons un principe fondamental selon lequel « une bonne pensée, Hachem l’attache à l’action, ainsi qu’il est dit (dans un verset de Malachie) : « quand parlent ensemble ceux qui craignent Hachem, Hachem entend ces bonnes paroles qui sont échangées et Il les écrit dans le livre des mémoires de ceux qui Le craignent et qui pensent à Lui. »

« Nos Maîtres s’étonnent : pourquoi parle-t-on seulement de ceux qui PENSENT à Hachem ?» Car le fondement d’une morale authentique est de faire, non de penser ! «Rav Assi répond : on parle de celui qui avait l’intention de faire le bien, mais a eu un cas de force majeure et ne l´a pas fait. La Torah le considère comme s’il avait fait. » C’est la ma’hshava tova, la bonne pensée : celui qui s’est arrêté à la pensée, à cause d’un cas de force majeure, mais voulait vraiment faire une bonne action, on lui donne l’avantage comme s’il avait faite.

Mais pourquoi lui donner le mérite comme s’il avait fait ? On pourrait lui donner le mérite d’avoir eu une bonne pensée ? Cela semble signifier qu´il n’y a jamais de récompense pour une pensée, sauf si elle est en lien avec l´action. C’est la définition d’UNE BONNE PENSEE : ELLE MENERA A L´ACTION. Et la récompense est pour l´action qui va se réaliser si, après le cas de force majeure, l´homme accomplit l´action projetée. S´il ne l´accomplit pas, c´est qu´il ne s´agissait pas d´une bonne pensée. C´est le critère : la bonne pensée est matrice et motrice d´une action.

L´homme reçoit la récompense seulement si, se retrouvant ensuite dans la même situation, il fait la bonne action. Il reçoit alors 2 récompenses, car cela prouve qu’il voulait vraiment la réaliser, déjà la 1ère fois.

« Un homme a une mauvaise pensée, se dirige pour faire une mauvaise action, et un cas de force majeure l´en empêche. Si, le lendemain, il n´a pas l´empêchement et fait la mauvaise action, on le punira seulement pour 1 seule mauvaise action. »

Mais pourquoi cette différence entre la bonne et la mauvaise action ? Nos Maîtres expliquent que l´obstacle qui est mis devant l´homme pour l´empêcher de faire le mal est la preuve de l´amour d´Hachem, qui retient l´homme de fauter. Et, quand il faute le lendemain, la 1ère fois ne sera pas comptabilisée contre lui. Par contre, l´obstacle mis devant celui qui veut faire le bien est seulement un test, pour construire sa détermination et, si ensuite il fait le bien, il aura double récompense.

Cette interprétation différente, pour le bien et le mal, est fondée sur le principe évident qu’Hachem aime l’homme, et ne met pas devant lui un obstacle dans le but de l’empêcher de faire le bien, mais c’est pour lui donner plus de mérite encore, et comptabiliser 2 fois le bien qu´il fera finalement.


30 novembre -0001