30 Janvier 2013 – Paracha Ytro- L´ancien a depuis TOUJOURS depasse le nouveau !

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : \ »Hachem dit à Moshé : Je vais Me manifester à toi à l’intérieur d’une grande nuée (voile) afin que le peuple puisse entendre quand Je m’adresserai à toi. Et sache que, en toi aussi, (quand ils verront que la Torah passe par toi) ils croiront pour toujours, véléolam.\ » Moshé rapporta ce que le peuple avait dit à Hachem.\ » (On notera déjà que cette dernière partie de phrase est incompréhensible, puisque c’est D qui a parlé à Moshé. Qu’a donc dit le peuple à Hachem ?).

Sur \ »véléolam\ », le Baal HaTourim fait remarquer qu’il n’y a que 2 fois dans toute la Torah où le mot léolam est écrit avec un vav. L’autre passage est \ »lo tidrosh et shlomam le tovatam, il nous est interdit de rechercher la paix avec eux, pour toujours.\ » Quel lien peut-il y avoir avec le fait de croire en Moshé pour toujours ? Le Baal HaTourim rapporte le midrash disant que \ »même après la Délivrance, Moshé reviendra avec la génération du don de la Torah\ ». Moshé et sa génération ne disparaîtront jamais, et on les retrouvera à la Délivrance, pour toujours. Il y a un vav dans le mot léolam, pour nous montrer que la Torah ne changera jamais. Toutes les idéologies changent et évoluent, mais la Torah est au-dessus de l’espace-temps. Quand on rajoute un vav, un passé peut devenir un futur, et un futur peut devenir un passé. Et, pour montrer que quelque chose échappe au temps, on rajoute un vav. Le vav montre que personne ne prendra la place de Moshé, et personne ne pourra abolir ou compléter la loi, car la Torah est au-dessus du temps ; elle est éternelle.

Le midrash dit : \ »tu dois comprendre de la même façon l’interdiction de proposer la paix aux Bnei Amon, et ce principe est léolam\ », même après la Délivrance finale. Pourtant, il n’y aura plus de mal. Mais la Torah dit que c’est un principe éternel : le rapport avec ces peuples ne changera jamais. Il nous est dit, pour toujours, de ne jamais leur tendre la main, non parce qu’ils sont méchants, ou qu’ils nous haïssent, mais parce que c’est leur nature, leur sens moral, qui leur fait voir comme une faiblesse le 1er pas que l’on fait vers eux.

Nous devons apprendre à penser qu’il y a beaucoup de sens moraux différents, et ce que nous pouvons percevoir comme le summum de la droiture peut être perçu par d’autres comme le summum de la bassesse ou de la faiblesse. Par exemple, notre nature d’occidentaux se prête à la démocratie, mais elle ne convient pas à la société musulmane. Ils ont été créés pour fonctionner ainsi. Notre langage est entendu par eux à l’inverse de ce que nous voulons leur exprimer. Or, la nature humaine est éternelle, et leur sens moral sera toujours différent du nôtre, car c’est ce qu’Hachem veut. C’est pourquoi nous devons mettre de côté notre sens moral et accepter celui d’Hachem. La morale d’Hachem est la morale de la paix, car elle tient compte de la différence de nature entre les hommes. Elle nous dit : si vous voulez la paix avec les Bnei Amon, je vous dis comment y arriver : surtout, ne la leur proposez jamais, car ils ne comprennent que la force, la dignité ; montrez-vous ainsi, et ils vous respecteront. C’est ce qu’ils sont en train de nous dire aujourd’hui. C’est le seul langage qui marche avec eux, et seulement ainsi pour pourrons avoir la paix. Au contraire, Esav est sensible à la main tendue. Mais le problème est qu’il veut l’imposer dans le monde entier. La Torah est une science qui nous apprend, selon les contextes différents, comment nous comporter.

Nous avons dit que la fin du verset est incompréhensible : \ »Moshé rapporta ce que le peuple avait dit à Hachem.\ » Notre tradition rapporte que Moshé dit à Hachem : \ »ils veulent entendre directement de Toi, car ils veulent entendre du Roi lui-même.\ » Le roi est le lev, le cœur, unissant toutes les différences dans un même but. Le peuple veut recevoir la Torah du Roi, c’est-à-dire une Torah unissant tous les contraires.

La Torah dit qu’\ »ils arrivèrent… il s’installa devant le mont Sinaï.\ » Le passage du pluriel au singulier montre que, au moment où ils se sont installés devant le Sinaï, ils étaient comme un seul homme, avec un seul cœur. \ »Kéish ehad im lev ehad\ », dit Rashi. Cela nous montre qu’il y a 2 types d’unités : l’unité au niveau de ish, et celle au niveau du lev. Ish ehad représente tous les organes, réunis avec leurs différences, pour fonctionner en tant que corps ; et le cœur, qui est unique et représente le roi. Et la Torah est l’âme unique donnée à un seul cœur dans un seul corps.

Toute l’éternité, nous resterons toujours différents. Chaque juif aura toujours sa fonction, sa spécificité. Pour que tout s’unisse, il faut qu’il y ait un seul cœur, un roi, qui réunisse en lui toutes les différences. Et ce n’est possible que lorsque que l’on est devant Har Sinai, avec la Torah, qui est capable d’inciter à la différence, tout en préservant l’unité.


30 novembre -0001