30 Avril 2012 Zohar – La Lettre Tsadik-

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MP4 MP3 Le tsadik se présente devant le Maître du monde pour être la 1ère lettre de la Torah : « je suis la 1ère lettre du mot tsadik, le juste, pour qui le monde a été créé. »

Le Matok MiDvash dit que, dans la Torah d’Israël, le juste est celui qui « se garde des fautes sexuelles (shmirat habrit) ». On y appelle « juste » seulement Yossef HaTsadik, qui a été tenté dans ce domaine et n’a pas fauté.

Le mot brit fait allusion à la sexualité, mais il signifie alliance : « Le juste est, essentiellement, celui qui protège l’alliance. Il est appelé Yessod Olam (le fondement du monde), il est donc normal de le prendre pour créer le monde. »

De plus, la lettre Tsadik ajoute « Toi-même, Hachem, Tu T’es fait appeler Tsadik ». Car Hachem est Celui qui garde Son alliance avec Israël. Il est le Modèle de la fidélité à Son alliance. Se garder des fautes sexuelles c’est, plus profondément, ne pas trahir son alliance. Nous, Israël, avons avec Hachem une relation d’épouse, et Il ne nous trompe pas en allant avec une autre.

Dans la Torah, le problème sexuel, et plus fondamentalement celui de la fidélité et de la trahison, est présent dans tout le début du sefer berechit, et on voit qu’il est le véritable problème auquel l’homme est confronté. C’est pourquoi le Tsadik est le fondement du monde.

Rachi explique que la racine profonde de la faute est l’intrusion, à l’intérieur de la relation noble entre un homme et une femme, de la notion de taava, la jouissance, qui est de prendre l’autre pour soi, sans recherche d’une construction avec lui. De toutes les relations humaines, celle qui exprime le mieux l’égoïsme est celle où je prends l’autre pour moi-même, en lui faisant croire que c’est lui qui reçoit !

L’histoire humaine toute entière se retrouve ici, car toute relation qui ne fonctionne pas comme elle devrait, est une sorte d’adultère, c’est-à-dire une tromperie.


17 juillet 2018