4 Juin 2012 -Paracha de la semaine- Baaloteha- La racaille c´est pas moi !!

0 vues

MP4 MP3 Cette paracha est très importante car c’est là que commencent toutes les grandes révoltes d’Israël dans le désert ; c’est le microcosme de tous les problèmes de notre histoire, qui est elle-même le microcosme de l’histoire du monde. Approfondir ce que sont ces révoltes nous apportera donc un enseignement qui est fondamental pour l’humanité entière.

Par opposition à la faute du veau d’or, ces révoltes ne sont pas directement contre Hachem, c’est à dire religieuses, mais en relation avec la Terre. De là, on apprend, de façon étonnante, que le véritable problème de l’homme n’est pas directement avec Hachem, mais avec le monde tel qu’Hachem le veut ; avec le type de relation qu’Il veut que nous ayons à Son monde.

Israël est le seul peuple à qui une Terre fut promise ! Mais elle lui fut promise avec des frontières définies, imposées à l’avance, et qui ne dépendent pas de ses conquêtes, comme pour les autres peuples. Hachem nous montre, ainsi, que cette Terre est à Lui. La relation que nous devons avoir avec elle n’est pas matérielle, mais spirituelle. C’est aussi un enseignement pour les nations : rien ne nous appartient. Tout appartient à Dieu qui, un jour, « sera Roi sur toute la terre ».

C’est la difficulté de vivre cette relation à la Terre qui provoquera toutes les révoltes ! Ce cours nous explique comment, par un découpage de notre paracha, toutes ces révoltes se trouvent dans la 6ème partie de la Torah de même que, dans les codes bibliques, la faute d’Adam eut lieu le 6ème jour. A nouveau, on retrouve cette notion fondamentale qu’Israël symbolise toute l’histoire du genre humain.

Le 6 est la valeur numérique du vav, appelé vav ha’hibour, lettre de l’union et de la transformation, puisqu’elle unit le passé au futur et le futur au passé, et elle transforme, aussi, le passé en futur et le futur en passé. Le grand problème de l’humanité est de savoir faire l’union entre les contraires ; c’est le problème, aussi, de se connecter à la vérité qui, bien qu’ancienne, est toujours en avance, et traverse l’histoire car elle est de tous les temps. C’est seulement en se connectant à elle que nous ne serons pas constamment déchirés dans des querelles avec le monde.

L’union est aussi celle des extrêmes. Il est dit que le feu de la colère d’Hachem a brûlé l’extrémité du camp, mot qui paradoxalement, en hébreu, signifie à la fois la racaille et les meilleurs. Car il n’y a pas de coupure, dans le peuple, tous sont liés, et ceux qui sont au plus haut ont été frappés car ils ne se sentaient pas concernés par les autres. Hachem dit à Moshé de nommer, à leur place, ceux qui avaient eu pitié du peuple, dans les chantiers en Egypte, et avaient pris sur eux la souffrance d’Israël. Ainsi, ceux qui avaient le plus souffert ont été nommés chefs d’Israël, avec Moshé.

Nous avons tous reçu des dons. Nous devons comprendre que ce n’est pas pour nous-mêmes, mais c’est pour en faire profiter les autres. De la même façon, dans la relation verticale : nous recevons une Terre, non pour dévoiler notre grandeur, mais pour dévoiler la grandeur d’Hachem.

Il est dit à Moshé « tu feras reposer ton roua’h sur eux », image magnifique du véritable don : il est comme une bougie qui illumine les autres et leur communique la flamme. Mais je ne renonce pas, pour autant, à ma flamme ! La Torah nous enseigne un équilibre. Il y a une place pour moi, et pour les autres ; il ne nous est pas demandé d’aller contre notre nature, mais de la sublimer. La Torah unit aussi passé et futur. Nous ne sommes qu’un maillon d’une chaîne commencée il y a 3.500 ans, présente aujourd’hui et en avance sur demain, union entre tous les extrêmes, véritable connaissance de l’homme et sagesse de l’équilibre parfait.


30 novembre -0001