4 Juin 2012 Talmud Kidouchim

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MP4 MP3 La mishna dit : « celui qui fait une mitsva (à la perfection, aussi bien qu’il le peut) on lui fait du bien » Mais Ramey demande : « ce principe s’applique-t-il seulement si l’on accomplit une action, ou bien aussi quand on fait du bien sans agir véritablement ? »

Nos Maîtres affirment que « celui qui se retient et ne fait pas de faute, on lui donne une récompense comme à celui qui fait vraiment le bien ». Ce principe semble nuancer notre 1er texte qui parlait de « celui qui FAIT une mitsva ». Il en résulterait que l’action ne serait pas toujours nécessaire : il suffirait de bien se comporter, soit sous forme d’action, soit par la retenue.

Une réponse est apportée : «  la retenue est comme une action, seulement si une faute s’est présentée à quelqu’un, et qu’il en a été sauvé in extremis. » Le verbe employé est très fort « nitsol », c’est avoir été déjà à l’intérieur, tout proche de la faute, et avoir réussi à s’en sortir au dernier moment. Ainsi, l’action de fuir la faute, fuir le mal, est considérée comme l’action positive de faire le bien.

L’histoire vécue par Rabbi ‘Hanina illustre l’enseignement du Talmud : « celui qui se retrouve dans une situation de débauche sexuelle qu’il n’a pas cherchée, et arrive à s’en sortir, mérite un miracle. »

C’est le seul cas où un homme reçoive un bienfait sur terre, sans avoir vraiment fait une action bonne, mais en ayant seulement fui un mal présent. Or, ici, c’est même un miracle qui lui est fait ! Pourtant, on a déjà conclu que la récompense pour l’accomplissement d’un bien n’est jamais automatique. Comment fuir le mal peut-il donc apporter le miracle que faire le bien ne peut mériter ?


30 novembre -0001