4 Novembre 2012 – Zohar- dernier cours de cette serie- La Lettre Aleph- Etre Son associe

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : \ »La lettre aleph refuse de monter devant le Maître du monde. Hachem l’appelle : \ »aleph, aleph. Pourquoi ne te présentes-tu pas devant Moi, comme toutes les autres lettres ?\ » Hachem a donc réservé une place pour lui !

Le aleph répond \ »j’ai vu que toutes les lettres se sont présentées, et Tu les as toutes repoussées. En quoi aurais-je davantage de chances ? De plus, Tu as donné cet honneur à la lettre beit. Et un roi ne peut revenir sur sa décision.\ » Hachem l’appelle à nouveau 2 fois \ »aleph, aleph\ ». Pourtant, aucune autre lettre n’avait été appelée 2 fois ! Cela évoque, dans la Torah, lorsqu’Hachem appelle \ »Avraham, Avraham\ » et aussi \ »Moshé, Moshé\ ». De même que lorsque nous prions \ »Hachem, Hachem\ », ce sont les 2 dimensions du Divin, tel qu´Il est dans le ciel, et quand Il Se dévoile sur terre, par tout le travail de l’homme. Le Zohar nous révèle que le nom d’un juste est répété 2 fois, parce que la personne est en bas telle qu´elle est en haut ; il y a union parfaite entre son être et ce qu’il vit !

De la même façon, il y a le aleph tel qu’il est en haut, et tel qu’il est en bas. Il est symbole de l’unité. Il signifie e’had, D sera un. Et, justement, sa valeur numérique est 1. C´est l´union entre le haut et le bas, l´âme et le corps…. Hachem l´appelle pour lui dire quelle sera sa mission, et que la part la plus importante du Projet lui revient ! Certes, le monde a été créé avec le beit, car il fallait la bra’ha, mais le Projet est l’unité ! \ »Iyié Hachem e´had\ ». Et le aleph est appelé 2 fois, pour montrer que sa force est d’unir le haut et le bas. \ »Je veux que tu sois le moa’h, le cerveau des lettres\ ». Le beit est la source de la vie, comme le cœur par rapport au corps ; il représente la bénédiction. Et le aleph, qui est le cerveau, représente l´unité. De même que, dans le corps, il faut le cœur et le cerveau, dans le monde, il faut la bénédiction et l’unité ; le féminin et le masculin.

Nous avons dit que l’homme a été créé pour être un réceptacle, et dévoiler en lui la dimension féminine. Mais la dimension masculine s´associe à elle, et c’est le aleph qui dévoile cet aspect, fondamental dans le Judaïsme : L’HOMME A ETE CREE POUR ETRE UN ASSOCIE ! Cela est écrit des centaines de fois dans notre Torah, et c’est devenu un enseignement du Talmud : \ »naassé shutaf la Kadosh Baru´h Hu bémaassé béréchit\ ». L’homme devient l’associé d’Hachem, et comme son égal, dans la création du monde ! Hachem donne à l’homme l´opportunité de faire des actions qui, s´il les fait à la perfection, il n’est plus seulement receveur, mais l’associé d’Hachem, c’est-à-dire la dimension masculine !

C’est pourquoi le Juif ne doit pas se contenter d’être un shomer Torah et mitsvot, même de la manière la plus parfaite possible, car c’est encore être un receveur. Il doit être un créateur et se demander : qu’ai-je fait dans ce monde pour le transformer ? Je dois être capable de créer quelque chose qui n’existait pas avant moi. C´est la Bria, la dimension masculine, le aleph qu´il y a en moi.

Un homme devient vraiment masculin quand il est \ »emeth lé’amito\ », quand il trouve la vérité et est capable de la faire accepter par l’autre ; quand il ne change pas la vérité, mais a assez de sagesse pour que le monde l’accepte en douceur. Il est capable de faire descendre la vérité dans ce monde, mais sans violer ce monde.

Dans le perfectionnement de son être, chacun a un double travail : il doit, d’abord, utiliser son aptitude (sa dimension masculine ou féminine) dans le bien ; ensuite, il devra acquérir la dimension qui lui manque. Seulement ainsi, il peut arriver à l’unité dans son couple. C’est vrai, aussi, entre Israël et les nations. C’est pourquoi David et le Mashia’h devaient venir de Moab, des pires parmi les Goïm, pour que le peuple juif intègre en lui la dimension non-Juive ; c’est ainsi qu’il porte, dans son message messianique, une prise de conscience de ce que sont les nations.

Mais le aleph est aussi la 1ère lettre du mot arou’h, malédiction car, lorsqu’un homme croit détenir la vérité et veut l’imposer au monde, il devient malédiction. Cela aboutit au meurtre et au massacre, et c’est la plus grande malédiction dont souffre le monde.

Le Rav explique, ensuite, l’unité-bénédiction, et comment la vraie sainteté est d’être impliqué dans ce monde, de changer le monde, tout en sachant que tout ce que nous recevons nous vient d’Hachem.


29 juillet 2019