7 Janvier 2013- Le secret de la reincarnation des ames-Introduction 5

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous avons vu que l\’homme adamique est la superposition de 15 dimensions, les unes à l\’intérieur des autres. Seule la neshama, l\’âme, est appelée véritablement adam, car là seulement se trouve l\’identité adamique. Chacun des 5 niveaux de l\’âme est placé dans un tselem, partie intermédiaire entre la partie d\’âme et la partie de corps correspondante. Le tselem et le corps ont, eux aussi, 5 niveaux.

L\’homme adamique vit habité d\’une dimension qui n\’appartient pas à ce monde, et c\’est pourquoi il peut s\’élever au-dessus des limites de ce monde. S\’il se contente de servir D. en fonction des limites de ce monde, il profane l\’identité adamique qui est en lui, car il se soumet à la dimension extérieure. La dimension adamique commence lorsque je dis : c\’est difficile, mais j\’y arriverai ! L\’homme adamique n\’a pas le droit de s\’écrouler et de baisser les bras, car rien dans ce monde ne peut l\’arrêter. Rabbi Shimon disait que \ »tous les fils d\’Israël sont des fils de roi\ ». Or David HaMéle\’h a dit que le roi, c\’est celui qui pulvérise les montagnes et passe au travers !

Le nefesh se manifeste au niveau de la peau ; il est ce qui permet la sensibilité, dans le bien comme dans le mal ; c\’est le niveau du tactile. Le rua\’h se manifeste au niveau de la chair ; c\’est le monde des émotions ; quand on dit de quelqu\’un \ »c\’est ma chair\ », cela évoque un lien émotif très fort. Adam a dit de Hava \ »elle est la chair de ma chair et l\’os de mes os\ » ; si la chair est le siège du ruah (du monde des émotions) et que l\’os est le lieu de la neshama (c’est-à-dire de la pensée, de la réflexion, et de toute l\’activité intellectuelle), cela signifie qu\’Adam exprimait que Hava avait un lien avec son activité émotive et avec son activité intellectuelle. Dans le langage talmudique des Maîtres, on appelle souvent l\’homme \ »bassar vadam\ » : chair et sang. La chair fait allusion à une dimension intérieure, par rapport à la peau ; mais dimension encore physique et charnelle. C\’est la différence entre l\’émotion et la sensation : dans la relation de couple, on aime avec sa chair, et non avec sa peau. La relation de chair ne commence que lorsqu\’il y a un minimum d\’intériorité et donc de profondeur.

Et quel est le lien entre la neshama et l\’os ? Ce qui permet au corps de tenir, c\’est l\’os.
Au niveau de la structure morale et spirituelle de l\’homme, c\’est l\’intelligence qui joue le rôle de l\’os : si l\’intelligence est atteinte, toute la dimension morale et spirituelle de l\’homme s\’écroule. La Torah nous livre ce secret : dis-moi comment tu vis avec ta femme, et je te dirai ton intelligence. Si je veux avoir l\’os, c’est-à-dire une intelligence qui soutienne toute ma vie, et si je veux être sage et debout dans l\’existence, je dois faire en sorte que ma femme soit ma chair, et non ma peau. C\’est pourquoi l\’homme est appelé \ »bassar vadam\ », et non \ »or vadam\ » (peau et sang), et c\’est une appellation positive : dans le langage du Talmud, seulement l\’humain qui, dans toute relation, cherche un minimum de profondeur mérite de s\’appeler un homme.

\ »Et ce tselem, c\’est le yetser hatov (pulsion vers le bien) et le yetser hara (pulsion vers le mal)\ ». C\’est le 1er \’hidoush du Ari HaKadosh : les yetserim ne sont pas des forces du corps ou de l\’âme, mais se trouvent au niveau du tselem, aux 5 niveaux de connexion entre la partie de l\’âme et la partie de corps correspondante. Ils sont liés au principe de cette connexion des contraires. \ »Et ces pulsions sont les mal\’ahim (les anges) qui se situent dans l\’homme lui-même.\ » C\’est le 2ème \’hidoush du Ari : l\’homme adamique est constitué de mal\’ahim qui sont le tselem, le yetser hatov et le yetser hara. L\’être adamique est donc composé de 3 mondes : le monde matériel représenté par le corps, le monde des mal\’ahim représenté par le tselem, et le monde représenté par l\’âme. Et c\’est le 3ème \’hidoush : les mal\’ahim ne sont ni bons ni mauvais.

\ »Le tselem n\’est pas l\’adam lui-même.\ » Son identité se situe au niveau de la neshama et est plus élevée que les mal\’ahim ! 3 de ses dimensions ne sont donc pas l\’homme lui-même. Le vrai moi se situe dans la partie cachée de l\’adam. Il faut casser 10 écorces, 5 du corps et 5 du tselem, pour arriver au vrai soi-même. Et c\’est pourquoi nous avons reçu la Torah sous forme de 10 commandements. C\’est pourquoi, aussi, il faut 10 plaies pour sortir d\’Egypte, qui font allusion à la brisure des 10 écorces pour arriver à Adam qui est le peuple juif. Dès que la dernière a été brisée, la nation d\’Israël est née. Avant la faute, il y avait seulement des habits, et non des voiles, et c\’est pourquoi la peau de Adam était transparente. Avec la faute, l\’habit est devenu une écorce, une prison. On ne brise pas les 10 dimensions, mais ce qu\’elles sont devenues. L\’Egypte est le symbole de ces 10 écorces qui emprisonnent l\’âme, et il faut s\’en libérer.

\ »Et la raison pour laquelle on l\’appelle tselem (à côté) fait allusion au fait qu\’il est entre les deux, à côté de l\’âme et du corps, et ressemble aux deux.\ » Car ce qui doit lier les contraires doit avoir en lui une partie des deux. Le yetser hara est le miroir vu du côté du corps, et le yetser hatov est le miroir vu du côté de l\’âme. \ »Ra\ », à l\’origine, ne signifie pas mal, mais EXTERIORITE, et \ »tov\ » est lié à l\’apparition de la LUMIERE. Ce sont des pulsions qui nous poussent vers l\’extériorité ou vers l\’intériorité. Le tselem est comme un interprète, entre le monde de l\’extériorité et celui de l\’intériorité. Le rôle d\’Israël est de servir de tselem aux nations : il est le seul qui puisse transmettre aux nations le langage authentique. Ce sera la Délivrance, quand les peuples entendront la Torah à partir de l\’hébreu traduit par des Juifs.


30 novembre -0001