9 Avril 2013 -Le secret des reincarnations- Doit on changer sa nature? Premier cours

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Sur les plans physique, intellectuel, etc… l’homme progresse, de façon naturelle. Mais, dans le domaine moral et spirituel, il doit se prendre en main pour progresser et réussir sa vie. Le Ari HaKadosh révèle qu’il y a 2 TYPES DE PROGRESSIONS DE L’HOMME : une progression comme un ascenseur et l’autre comme un escalier. L’homme a fondamentalement 2 types d’âme, l’âme appelée nefesh, et l’âme du type roua’h, neshama, etc…. Dans les 2 cas, il faut progresser. Mais, pour ce qui est du nefesh, on naît avec un nefesh fondamental, et on ne peut en changer : notre racine d’âme, notre shoresh nous accompagne toute notre vie, mais il faut le faire monter, comme lorsque l’on est dans un ascenseur. Quand on monte, on est toujours dans le même ascenseur et on monte avec lui. DANS LE MONDE DE ASSIA, qui est le monde du nefesh, c’est une montée COMME PAR UN ASCENSEUR successivement dans les 10 sephirot de Assia. Je m’élève de sephira en sephira, je suis de plus en plus haut, de Malhout à Kéter, et je vois de plus en plus loin, mais C’EST TOUJOURS LE MEME NEFESH.

Et il y a aussi une progression COMME PAR UN ESCALIER (quand on monte, on quitte les échelons précédents et on est à chaque pas sur un nouvel échelon) c’est l’ascension du type roua’h, où l’on change de roua’h à chaque échelon, c’est-à-dire que l’on a d’abord un roua’h du type Mal’hout, puis un roua’h du type Yessod, puis Hod… DANS LE MONDE DE YETSIRA, ON CHANGE DE ROUA’H A CHAQUE PROGRESSION. Mais le roua’h que j’ai été ne disparaît pas, il est là, mais je ne le vois pas. Quand je monte les 10 sephirot du roua’h, je suis donc 10 hommes, qui sont tous là, mais les 9 1ers sont passés dans une autre dimension que je ne peux atteindre par mes sens physiques. Pour Hachem, la dimension \ »temps\ » n’existe pas. Rien ne disparaît : tout est mis comme dans un réservoir. C’est seulement moi qui n’ai plus accès à ce que j’ai été, mais c’est présent derrière le voile. C’est pourquoi les prophètes disent que tout est inscrit devant Hachem. Rien ne disparaît, sauf quand on fait une vraie teshuva. Mais le bon que l\’on a été ne disparaît jamais. On le retrouvera.

\ »Tout en bas est le monde de Assia, qui est entouré de klipot, d’énergies négatives, alors que les autres mondes sont au-dessus des klipot. Si l’homme a atteint la perfection au niveau de son shoresh et veut progresser dans Assia, et qu’il laisse derrière lui ce qu’il a été dans la sephira précédente, il y a une grande crainte, selon le principe que la nature a horreur du vide, que les klipot ne viennent s’emparer de ce qu’il était dans la sephira qu’il a quittée\ » (par exemple, il a quitté le niveau de Mal’hout, qui était parfait, et il est monté dans le Yessod, alors le niveau de Mal’hout sera attaqué).\ »C\’est pourquoi, dans Assia, on doit progresser en faisant monter ce que l’on a été, jusqu\’au sommet de Assia qui est Kéter. Au contraire, à partir du monde de Yetsira, il n\’y a rien à craindre, car il n’y a pas de klipot et, quand j\’ai fait le tikoun d\’un niveau (par exemple Mal’hout de roua’h), je peux continuer à monter sous la forme d\’escalier (à Yessod de roua’h, etc…), et même si le niveau que j\’avais avant reste où il est, je n\’ai pas besoin de le prendre avec moi, car il n\’est pas en danger là où il est.\ »

Mais comment les klipot peuvent-elles s\’attaquer à ce qui est parfait ? Et pourquoi ne s\’y attaquaient-elles pas, avant qu\’il ne soit parfait ? Par ailleurs, que signifie que je dois prendre avec moi l’homme que j’ai été, et monter avec lui ?

Il y a, dans tout être humain, 2 structures fondamentales : sa nature (son caractère…), et ses aspirations, idéaux… Dans le langage de la Kabbala, la nature s’appelle \ »nefesh\ » et les aspirations \ »roua’h\ » et au-dessus. Le Ari nous révèle que la nature humaine ne se perfectionne pas de la même manière que ses aspirations : le nefesh, la nature, s’affine et s’élève, mais ne se change pas. Par contre, on peut changer d\’aspiration, de conscience, d\’idéal. Et c\’est, même, notre vocation de découvrir sans cesse de nouveaux idéaux qui n\’ont rien à voir avec ceux d\’hier. Et notre progression doit être du type renouvellement total. C\’est la différence, dit la Hassidout, entre le soleil et la lune : le soleil ne change jamais, il brille toujours de la même manière, alors que la lune se renouvelle constamment. Les nations ont une progression spirituelle de type nefesh, soleil, qui ne change pas ; Israël a une progressions de type roua’h, lunaire, qui est un renouveau total.

Est-ce que, dans ma vie, j\’ai le sentiment d’avoir atteint des niveaux de conscience tellement nouveaux que j\’ai l\’impression d\’avoir vécu des dizaines de fois ? Est-ce que je me suis renouvelé, plusieurs fois ? Je peux monter jusqu\’au Kéter de Atsilout : j\’ai donc 30 changements possibles, 10 dans Yetsira, 10 dans Bria, 10 dans Atsilout ; 30 métamorphoses totales de mon être moral et spirituel, au point que je me demande comment j\’ai pu être, avant, ce que j’ai été. Et ma récompense sera en fonction de mes efforts.

La nature, le tempérament (rigoureux, bon…) que j’ai reçu, est un élément fondamental de ma progression. Il ne change pas. Le danger d\’une nature bonne est d\’idolâtrer sa nature et de vouloir l\’imposer au monde entier. Mais tout le monde n’a pas reçu la même nature que moi, et je détruis les autres, qui appartiennent à une structure différente, si je veux leur imposer la mienne. Pour que nous ne tombions pas dans ce problème, nos pères ont dû toujours faire des actes contraires à leur nature (mais ils n\’ont pas changé de nature !). Avraham est toujours l’homme du ‘Hessed, mais il lui est demandé de chasser son fils car, avec Ishmaël, si l’on veut son bien, il faut la rigueur. Et au contraire c\’est Itz’hak, l\’homme de la rigueur, qui doit supporter Esav. Chacun ne représente qu\’une facette de la vérité.

On élève une nature, mais on ne la change pas. On me donne des épreuves qui vont me permettre de nuancer, surmonter ma nature. Je dois être capable, quand il le faut, de faire des actions qui sont contraires à ma nature.

Je dois aider ma nature à servir Hachem, et non briser ma nature.


30 novembre -0001