9 Decembre 2012 – Hanouka- Vaychlah- Le vin et l´huile, les deux feminites

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Deux de nos Fêtes, Pourim et ‘Hanouka, ont été instituées par les Maîtres d’Israël, et ne sont donc pas inscrites dans la Torah de Moshé. De plus, elles commémorent des événements qui se sont passés durant notre exil. Or, paradoxalement, pour mettre en évidence l’éternité d’Israël, on choisit le modèle de Pourim et Hanouka, plutôt que les autres fêtes. On dit de Pourim, et donc aussi de Hanouka, qu’elles ne disparaîtront jamais de notre peuple. Pourquoi le choix de ces fêtes ? C’est justement parce qu’elles ont affaibli, et stoppé provisoirement notre exil, qu’elles sont le symbole de la Délivrance finale. Elles en ont marqué le début. Elles nous montrent que, de l’intérieur même de l’exil, nous avons trouvé les forces pour nous en sortir, et elles portent en elles l’espoir et l’essence de la Délivrance.

Quels sont les points communs, et aussi les différences fondamentales, entre ces 2 fêtes ? Nos Maîtres disent qu’elles n’ont pu avoir lieu que grâce à des femmes : Pourim, grâce à Esther ; quant à Hanouka, elle repose sur la messirout nefesh de Yehoudit, la fille de Yohanan, le Cohen Gadol. Mais, alors que tous connaissent Esther, qui a même donné son nom à la fête, presque personne ne sait qu’une femme a été à l’origine du miracle de Hanouka.

Par ailleurs, ces 2 fêtes sont symbolisées par un liquide, Pourim par le vin, et Hanouka par l’huile. Mais la différence est que le jus de raisin apparaît dès que l’on presse le fruit ; il est très visible et séparé, à l’intérieur du fruit. Au contraire, pour qu’apparaisse l’huile, l’olive doit subir un processus très violent et une transformation particulière. L’huile est complètement cachée et incluse à l’intérieur de l’olive. Il existe la même différence entre Esther et Yehoudit. L’olive et le raisin représentent la réalité de ce monde. Le jus incarne la dimension féminine : l’action d’Esther est extrêmement présente, pendant la fête qui est sous le signe du vin. Yehoudit, au contraire, est cachée, comme l’huile à l’intérieur de l’olive. Elle représente la dimension féminine qui est au niveau de l’huile, et on ne connaît pratiquement pas son histoire, car sa dimension véritable est complètement voilée. C’est pourquoi le Mashia’h est oint avec de l’huile, et porte le nom de cette onction : il est au niveau de la dimension féminine cachée. Cela signifie que la véritable dimension de l’huile, et donc aussi de Hanouka, ne sera dévoilée qu’à la Délivrance finale.

Nos Maîtres parlent seulement de Pourim, et pas de Hanouka, qui est beaucoup plus haute. Ils ont pu voir seulement jusqu’à t’hiat hametim, c’est-à-dire la Délivrance jusqu’à la résurrection, mais non la fête de Hanouka. Car, de même que l’olive est complètement détruite pour qu’apparaisse l’huile, de même, il faut la disparition totale de ce que nous connaissons, pour qu’apparaisse un nouveau monde, le monde de l’huile.

Cela nous enseigne qu’il y aura 2 étapes, dans la Délivrance : d’abord la dimension représentée par Pourim et la féminité du type Esther ; Pourim tourne autour d’une Shoah, et c’est pourquoi cette période pré-messianique, où le Messie n’est pas encore visible, est aussi liée à une Shoah. La 2ème étape est encore complètement voilée ; c’est la dimension Mashia’h, de l’huile. C’est la véritable dimension juive, qui a été calomniée pendant toute l’histoire, qui se dévoilera, et que tout le monde voudra avoir !

Le Rav nous explique ensuite le texte de la parachat Vayshla’h où Yaakov revient, après 20 ans, et \ »envoie des messagers à Esav… J’ai vécu avec Lavan, et j’ai tardé jusqu’à maintenant.\ » Le Baal HaTourim dévoile que Yaakov parle du futur et signifie à Esav que leur véritable rencontre aura lieu seulement tout à la fin de l’histoire, après tous les exils et 5 millénaires, lorsque les délivrés de Sion monteront sur la montagne de Sion et jugeront la montagne d’Esav. Mais Yaakov veut rencontrer son frère maintenant, car le vécu des personnages bibliques contient déjà toute l’histoire à venir. Leur véritable rencontre est le but de l’histoire humaine, mais ils doivent déjà se rencontrer, pour préparer la rencontre entre leurs deux peuples. C’est d’ailleurs à ce moment que se passera la rencontre céleste au cours de laquelle le nom d’Israël est donné à Yaakov par l’ange d’Esav. Après l’exil d’Esav, le plus long de tous, la dernière rencontre sera l’accomplissement de toute la pensée du départ : elle était tout le Projet. Tout ce qui a été créé et vécu a été une étape vers cette rencontre entre Yaakov et Esav à la fin de l’histoire. C’est pourquoi nos Maîtres considèrent cette paracha comme la plus importante de toutes, contenant tous les secrets de l’exil et de la Délivrance, ainsi que toutes les étapes pour parvenir à la Délivrance.

Le lien avec le début du cours sur Pourim et Hanouka, tient au fait que la féminité traverse toute cette paracha. En effet, comme nous le verrons, tout le tikoun d’Esav passe par son attachement à la véritable dimension féminine.


30 novembre -0001