Guilgoulim- L´origine mysterieuse des convertis-Premier cours-23 Juin 2013

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Nous commençons, aujourd’hui, une notion extrêmement importante. L’homme vient sur terre avec, en principe, trois niveaux d’âme, nefesh, rua’h et neshama, puisque la‘haya et la ye’hida ne se trouvent que chez les très grands justes. En fautant, l’homme abîme l’un de ses niveaux d’âme, ou même les trois.

\ »S’il faute, il doit revenir en guilgoul, afin de réparer ce qu’il a tordu\ ». Mais le retour se fait d’une manière différente de la 1ère descente : \ »s’il a abîmé son nefesh (par exemple, il a volé pour se nourrir, etc…) le nefesh revient d’abord seul.\ » On ne va pas donner à cet homme les 3 niveaux à réparer en même temps car il est plus difficile de réparer que de protéger ; s’il n’a pas su les protéger, il ne pourra pas, à plus forte raison, les réparer. Les 3 niveaux d’âme sont donc séparés, et on les fait descendre dans 3 personnes différentes.

\ »Son nefesh se trouve dans un corps et il fait son tikoun. Mais il ne peut récupérer son rua’h de son vivant, parce qu’il n’a pas encore été réparé et, selon les principes des guilgoulim, un morceau d’âme non réparé ne peut se trouver dans le même corps qu’une partie réparée. Pour être réparé, son rua’h descend dans un autre homme, habillé à l’intérieur du nefesh haguer, le nefesh du converti, et il en est de même pour la neshama.\ »

Il est un principe fondamental selon lequel le nefesh peut descendre seul, dans un corps. Mais, pour que le rua’h puisse descendre, il faut qu’il y ait d’abord un support, qui est un nefesh. De la même façon, la neshama, pour descendre, a besoin de 2 supports nishmatiques, un nefesh et un rua’h. Où le rua’h et la neshama vont-ils trouver ces supports, puisqu’ils ne peuvent être dans le même corps que d’autres parties abîmées ? Hachem a créé le NEFESH HAGUER, type d’âme très particulier, avec une fonction unique, sans laquelle l’homme ne pourrait exister.

Le nefesh du Juif revient, pour être réparé, dans un Juif de naissance. Nous qui étudions régulièrement la Torah, nous avons en nous le niveau du rua’h. Le Ari HaKadosh a révélé que, depuis longtemps, nous sommes tous des guilgoulim. Nous qui sommes Juifs de naissance avons donc en nous un rua’h juif qui revient pour être réparé, mais aussi un nefesh haguer ! Il y a donc 2 sortes de Juifs : ceux qui n’ont que du nefesh, et ceux qui ont du rua’h avec du nefesh haguer. Nous avons donc en nous une structure de converti. Mais la différence est que nous ne sommes pas obligés de passer par le biais de la conversion. Le Ari HaKadosh dévoile que c’est ce à quoi fait allusion la Torah quand elle dit \ »et vous n’humilierez pas le guer, car vous avez tous été des guérim en Eretz Mitsraim\ ». Comment chaque Juif, dans chaque génération, peut-il entendre ce verset ? C’est que chacun de nous vit dans le monde de la faute, des limites (mitsraim, en hébreu). Dans ce monde, tout est guer et toute la structure nishmatique d’Israël est une structure guérique. Plus un juif est grand aujourd’hui, et plus on est sûr qu’au niveau de son nefesh, il est un guer.

Car le nefesh haguer, avant de descendre dans un converti ou dans un Juif, a un rôle fondamental dans les mondes supérieurs ; la conversion est seulement l’une de ses modalités de fonctionnement. Le Zohar, sur la parashat Chla’h, révèle que le nefesh haguer vient de zivougim de très grands tsadikim qui sont dans le Gan Eden haelyon (du haut). Ils continuent à s’unir et \ »mettent au monde des fruits plus grands encore que ceux qu’ils ont pu produire en bas.\ » Il dévoile aussi qu’Avraham et Sarah, puis de très grands tsakikim, ont été stériles en ce monde parce que leurs unions ne devaient pas produire des fruits terrestres, mais des fruits célestes, que sont ces âmes spéciales.

Au départ, le nefesh du guer n’a pas été créé pour les convertis, mais pour élever les autres âmes. Son rôle est surtout de faire monter les âmes des Juifs du Gan Eden hata’hton (du bas), au Gan Eden haelyon (du haut), pour qu’elles puissent s’y renforcer et se remplir de lumière, chaque rosh ‘hodesh, shabbat et fête.

La conversion est comme une mort et une naissance. C’est la raison profonde du mikvé : pendant quelques instants, celui qui se convertit disparaît sous l’eau, comme s’il était enterré. Il reste sous l’eau se disant qu’il meurt et, à ce moment, tout ce qu’il avait de non-Juif part de lui. Il reçoit une nouvelle vie, une nouvelle structure. Il reçoit un potentiel de nefesh, rua’h, neshama, qu’il faudra qu’il travaille pour que tous ces niveaux entrent en lui, de la même façon que nous devons travaillons, pour qu’ils entrent en nous.

Certes, trop nombreux sont les faux guerim, les faux convertis. C’est pourquoi les vrais guerim souffrent, à cause des imposteurs. Mais, dès après la conversion, on voit la différence, de façon évidente : si, après la conversion, il ne cesse de se renforcer dans la Torah et les mitsvot, et qu’il devient un modèle, il est évident que c’était un guer tsedek.

D’après l’un des secrets de la Kabala, le dévoilement du Mashia’h dépend du retour des convertis, jusqu’au dernier. C’est pourquoi D. peut rendre stériles de grands tsadikim, afin de créer le maximum de nefesh haguerim, afin de ramener toutes les âmes perdues, ce qui permettra de hâter la Délivrance finale.


30 novembre -0001