Juifs ! Ne les ecoutez plus ! -Paracha Netsavim- 29 Aout 2013

MP4 MP3 RESUME DU COURS : Notre paracha parle de la téshuva, du retour. C´est une notion qui va beaucoup plus loin que la conception que nous en avons. Nous pensons que la téshuva signifie que l´on était éloigné du Judaïsme et que l´on y revient. Or, dans les Textes, c´est autre chose.

\ »Et voilà ce qui adviendra dans la dernière génération\ ». Moshé reçoit une prophétie de ce qui adviendra à la fin de l´histoire. \ »Nos descendants reviendront de terres éloignées. Ils seront accompagnés de non-Juifs. Et ils verront combien cette Terre a été frappée, et qu´elle est malade. Et les goim diront : pourquoi Hachem S’est-Il à ce point acharné sur cette Terre ? Ils répondront eux-mêmes : c’est parce qu’ils ont abandonné l’alliance que D. avait conclu avec leurs pères, quand Il les avait sortis d’Egypte, comme cela avait été promis dans ce Livre\ ».

C´est un verset fondamental, concernant l’interprétation religieuse que les nations font de notre exil et de nos souffrances. Pour les uns, nous avons été chassés de cette Terre, parce que nous avons \ »tué D.\ » et n´avons pas accepté leur \ »nouvelle alliance\ » ; pour les musulmans, c´est parce que nous n´avons pas accepté la vraie foi. Dans les deux cas, la raison de nos souffrances est que nous n´avons pas reconnu LEUR religion. Or Moshé a cette prophétie qu’un jour les nations reconnaîtront qu’elles se sont trompées, concernant les raisons de notre souffrance, et en luttant contre nous. Elles diront elles-mêmes que nous avons été punis pour n´avoir pas été fidèles à NOTRE alliance et à NOTRE Livre. Et c´est ce que l´on voit déjà aujourd´hui : de plus en plus de non-Juifs tiennent ce langage.

Moshé prévient Israël. Certes, l’histoire de notre peuple est fixée d’avance, et nous partiront en exil ; cela fait partie du processus historique, de même que la faute fait partie de la construction. Mais, individuellement, chacun a le libre arbitre de choisir le bien ou le mal. Il est aussi dit à Israël qu´ensuite, après cet exil, \ »tu reviendras de tout ton cœur\ ». Moshé, à la tête d´une génération qui n´est pas encore entrée en Eretz, écrit déjà que la téshuva d´Israël se fera par un retour du milieu des peuples. Certes, il est d´abord dit : \ »Tu reviendras vers Hachem ton D., tu entendras et tu accompliras tout ce qu´Il t´ordonne, de tout ton cœur et de toute ton âme…\ » Mais la Torah continue : \ »Hachem ramènera tes exilés. Il vous rassemblera du milieu des peuples… Il vous ramènera sur la Terre qu´Il avait donnée à vos pères, et Il vous fera du bien…\ »

LA TESHUVA est donc LE RASSEMBLEMENT DES DISPERSES ET LE RETOUR SUR LA TERRE D´ISRAEL. Revenir à la Torah est l’un des plus grands commandements qui nous soient donnés, mais le mot \ »téshuva\ » désigne autre chose : elle doit se concrétiser par un retour. Certes, les deux sont indissociables, et c´est pourquoi, lorsque nous fautons, D. nous chasse de notre Terre ; de là, nous comprenons que la réparation n´est faite que lorsque nous y revenons et nous y reconstruisons en tant que peuple attaché à D., en Eretz Israël.

Puis, la Torah répète : \ »Et toi, une fois que Je t’aurai ramené sur ta Terre, tu entendras la Voix d’Hachem et tu feras toutes les mitsvot…\ ». Cela nous montre bien que le retour religieux, ne s’appelle téshuva que lorsque nous sommes sur notre Terre ; en dehors, c’est seulement un retour à la Torah. Il y a donc deux types de retour au Judaïsme : en dehors d´Israël, c´est le retour à la pratique ; et, en Eretz, c´est la téshuva. \ »Ne crois pas que c´est inaccessible, de l´autre côté des mers, ni dans le ciel…\ ». Dans la Torah, la mer fait allusion à la connaissance, et le ciel est la dimension spirituelle, la prière. La téshuva est proche de nous, \ »Je t´ordonne d´accomplir ces commandements, et Je veux te voir vivre et te multiplier sur la Terre que Je t´ai donnée en héritage.\ » Il faut les deux.

Pourquoi faut-il le retour sur notre Terre ? En réalité, le verset ne dit pas \ »Je ramènerai vos dispersés\ », mais \ »JE REVIENDRAI AVEC LES EXILES\ ». Nos Maîtres expliquent que, lorsque nous sommes en exil, la Présence divine se trouve avec nous en galout. D. est aussi en exil, et nos souffrances sont aussi les siennes. Nous devons revenir, non seulement pour nous, mais surtout pour Lui car, lorsque nous sommes exilés, c´est Lui qui est le grand humilié. C´est pourquoi nous nous appelons Baal téshuva seulement lorsque nous nous occupons de Lui et revenons, pour Lui. Et nous Le ramenons avec nous, ici.

Dans le livre de Ye’hezkel, il est écrit \ »Mon souci n’est pas seulement vous, maison d’Israël, mais Mon saint Nom, que vous profanez tant que vous êtes au milieu des nations, là où vous vous trouvez…. Mon Nom sera à nouveau sanctifié aux yeux des nations…\ »

Je dois me demander : qu’est-ce que je fais pour le renouvellement de mon peuple sur sa Terre, pour la reconstruction de ma nation, selon l’esprit et la lettre de la Torah ? Je dois avoir un projet constructeur, et me présenter avec, à Rosh HaShana, devant le Maître du monde. Je dois apporter quelque chose à mon peuple sur sa Terre. Sinon, c´est seulement de la religion, et ce n’est pas la téshuva.

Il est dit, aussi, que les nations reviennent avec Israël, pour la reconstruction de notre Terre. Les nations sont concernées par notre reconstruction sur notre Terre, et c´est ce que les Bne Adam ont compris : leur réussite passe par notre réussite. Ils s’associent à notre projet car ils comprennent que le salut de l’humanité passe par la reconstruction de l’atome de l’humanité, constitué du noyau qui est Israël et des électrons qui sont les nations. Il n´y a pas de vie possible, sans le noyau, ni sans les électrons ; les deux sont nécessaires.


30 novembre -0001