La peine de mort-1- Talmud- 14 Oct 2013

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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Notre nouveau sujet sera le droit pénal, et en particulier les conditions pour appliquer la peine de mort. Cette peine existe, dans la Torah, mais les conditions posées par le Talmud pour son application la rendent pratiquement impossible.

Le droit juif est fondé sur différentes approches : d\’abord ce que dit la Torah, qui est à un niveau extrêmement élevé. La Torah considère la personne qui a tué, et la condamne s\’il est vraiment évident qu\’elle est coupable, dans son fond le plus profond, et qu\’elle adhère totalement à ce qu\’elle a fait ; ce qui est pratiquement impossible à prouver. Il y a aussi, parallèlement, une autre approche, celle de la justice sociale, où le souci est davantage de protéger la société que de juger la personne. Car, avec seulement la première approche, et le caractère exceptionnel des condamnations, la criminalité risquerait de se multiplier, ce qui mettrait la société en danger. Ces deux approches sont nécessaires, et le Talmud tient compte des deux : la Torah a hissé la barre extrêmement haut, puis l\’approche de la justice sociale l\’a fait descendre très bas ; il s\’agit de trouver le juste milieu entre les deux.

Derrière tout cela, se cache la sagesse infinie des Maîtres d\’Israël, qui est la compréhension du pourquoi nous sommes sur terre et de ce qu\’Hachem attend de nous. Car la Torah est la justice divine, et il y a donc ici des notions qui dépassent les simples actes, et touchent aussi l\’âme. En particulier, pourquoi condamne-t-on à mort ? Est-ce simplement pour protéger la société, ou bien pour un tikoun de la personne ?

\ »Voici ceux qui sont passibles de mort… l\’assassin, s\’il frappe avec une pierre ou du fer (couteau, épée)….\ » En résumé de cette Mishna et de son explication dans la Guémara, pour que l\’assassin puisse être condamné à mort, il faut une relation directe entre lui et la mort de la victime. Mais si d\’autres facteurs interviennent (par exemple une faiblesse cardiaque de la victime, ou bien l\’assassin a envoyé son chien pour tuer quelqu\’un, mais le chien aurait pu mordre sans tuer, etc…), il ne peut y avoir de condamnation à mort car, dans la chaîne des causes à effet, un maillon est étranger à l\’assassin, et cela le protège de la condamnation à mort.


30 novembre -0001