Les vraies raisons de notre exil -Psaumes 13- 1 Oct 2013

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : PSAUME 13 : \ »Le chant de victoire de David. Jusqu\’à quand, Hachem, me donneras-tu l\’impression d\’être abandonné pour toujours ? Jusqu\’à quand voileras-Tu Ta Face de moi ? Jusqu\’à quand chercherai-je des forces au plus profond de moi, pour me sortir de la peine et de la tristesse où je me trouve ? Jusqu\’à quand mon ennemi sera-t-il sur moi, et pourra-t-il si facilement m\’écraser ?\ » Etant le roi, essence de tout Israël, David parle au nom de toutes les générations qui, au travers de lui, implorent Hachem. En particulier quand Israël est dans l\’angoisse, la peur et la souffrance de l\’exil puisque, \ »D. voile Sa face\ » fait allusion à une situation d\’exil.

\ »Regarde dans quelle situation je suis, donne-moi une lueur d\’espoir, de peur que je ne sombre dans le désespoir. Ne laisse pas mes ennemis croire qu\’ils ont réussi à me détruire, et danser de joie quand ils me voient m\’écrouler. Moi, je crois en Toi. Je place ma confiance en Toi. Mon cœur se réjouit à l\’idée de la délivrance future. Je chante de joie à Hachem, car je sais tout le bien qu\’Il me fait.\ » C\’est LE psaume qui nous a portés dans l\’exil ! C\’est l\’identité davidique : il commence dans l\’obscurité, et se termine dans l\’explosion de joie et de lumière ! Dans toute chute, je dois retrouver les forces de m\’en sortir, et transformer l\’obscurité en lumière, en me connectant à la délivrance future !

A quatre reprises, David demande à Hachem \ »Jusqu\’à quand ?\ » Rashi explique que cela fait allusion aux 4 exils d\’Israël. David est un prophète, et a déjà vu toute l\’histoire. Et pourquoi emploie-t-il l\’expression \ »ad ana\ », au lieu de \ »ad matai\ » ? Cela fait allusion à la Délivrance finale : l\’exil ne durera pas toujours. De plus, le mot \ »ANA\ » suggère ce que sera cette Délivrance ; il en cache le secret car il s\’écrit : aleph (qui fait allusion au Kéter), noun (allusion aux 50 portes de la Bina, forces libératrices) et hé (qui représente la Mal\’hout, et donc la nation d\’Israël). La Délivrance se fera par le dévoilement du Kéter, grâce à l\’ouverture des 50 portes de la Bina, et la reconstruction de la royauté de la nation sur sa terre. \ »Aleph\ » est le mot \ »pélé\ », miracle, à l\’envers, et évoque que la nature ouvrira ses portes et montrera que, dès le départ, contrairement à l\’apparence, elle était l\’alliée d\’Hachem et participe, depuis sa création, au Projet divin.

Le Radak rapporte un commentaire extraordinaire qui met en évidence un parallèle entre ces 4 \ »ana\ », et 4 autres dans la Torah de Moshé. \ »Rabbi Itzhak dit : mida ké negued mida, mesure pour mesure…\ » A 4 reprises, Hachem S\’est plaint de nous dans la Torah de Moshé, c\’est la raison pour laquelle il y a les 4 exils et que, nous aussi, à 4 reprises, Lui disons \ »jusqu\’à quand?\ » Ce texte nous révèle donc les raisons profondes des exils, et en particulier du nôtre, dont nous ne sommes pas encore sortis.

D. dit \ »jusqu\’à quand\ », d\’abord au moment où la manne a été donnée, car chacun devait prendre seulement ce dont il avait besoin, et ne pas sortir le Shabbat, pour voir si la manne était tombée. Or, une partie d\’Israël faillit, dans ces 2 épreuves. Nos Maîtres disent que, \ »seul celui qui est un mangeur de manne, peut être un homme de Torah\ ». Il faut croire que la parnassa est comme la manne, sinon nous nous donnerons toujours des raisons pour ne pas étudier la Torah, et nous nous consacrerons seulement à gagner notre vie. Il faut aussi arriver à ce que notre activité professionnelle ne \ »prenne que nos mains\ », comme le dit le Rabbi, sans que notre être entier ne soit envahi, et pris en exil, par notre travail. Nous devons avoir la confiance en D. et la capacité de vivre dans ce monde, sans sacrifier notre identité juive.

Les 3 autres \ »ad ana\ » sont dans le récit de la faute des Explorateurs, qui est le refus d\’entrer en Eretz. Deux concernent le peuple, mais le 3ème concerne les Explorateurs eux-mêmes : \ »AD MATAI cette \ »EDA\ », cette assemblée, dira du mal de ma terre ?\ » La formulation change, dans ce 3ème \ »jusqu\’à quand\ », pour bien nous faire comprendre que, lorsque LES DIRIGEANTS SPIRITUELS découragent Israël de s\’installer sur sa terre, c\’est la faute la plus grave, qui est vraiment responsable de notre exil.

La Torah nous révèle donc qu\’il y a seulement 2 raisons-racines des exils : on sacrifie la Torah et l\’on se soumet aux exigences et aux soucis matériels de ce monde ; et le manque de foi, le refus d\’affronter toutes les difficultés pour s\’installer en Eretz Israël. La cause répétée constamment par les prophètes est de ne pas avoir observé la 7ème année, la shmita, parce que le peuple s\’est toujours demandé : que va-t-on manger ? Or, nous sommes le peuple qui doit montrer que L\’ON PEUT ETRE VRAIMENT SUR TERRE, TOUT EN ETANT CONNECTE AU MAITRE DU MONDE !

En réalité, les 2 fautes sont liées l\’une à l\’autre, car les Explorateurs se sont dit qu\’en Israël, il y aurait déconnexion d\’avec D., à cause de tous les soucis matériels ; il leur a semblé préférable de rester dans le désert. Mais, ainsi, ils niaient toute la raison d\’être d\’Israël. Nous devons être \ »MAMLE\’HET COHANIM\ », c’est-à-dire, A LA FOIS une Mal\’hout sur sa terre, UNE NATION, COMPLETEMENT CONNECTEE A HACHEM.

Ce sont donc les 2 points sur lesquels nous devons travailler, pour précipiter la Délivrance : faire des efforts surhumains pour mener une activité professionnelle, dans le respect de notre identité juive authentique, et nous construire sur la Terre d\’Israël.


30 novembre -0001