Avons-nous le Libre Arbitre ? Vayélekh – Dévarim – Cours Vidéo Torah- 1 Septembre 2010

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MP4 MP3 Aujourd’hui, rav Dynovisz va aborder le délicat dossier du libre arbitre et vous allez voir que tout n’est pas si simple que cela. Et nombres de nos Maitres comme le Rambam, dont le rav va s’inspirer ont débattu du sujet. Le rav débute le cours en racontant les pérégrinations de Moshé. Il a tellement donné pour son peuple. Or, alors qu’il est à l’aube de sa vie, D. s’adresse à lui de manière peu conventionnelle.
D. lui dit qu’après lui, son peuple se prostituera et suivra des Dieux étrangers et profanera l’alliance contractée. D. l’abandonnera alors et nombres de calamités tomberont sur lui….mais à la fin, il y aura un chant et ce chant qui sera lu de génération en génération sera le témoignage qu’il n’y aura pas d’oubli.
Le rav, analysant les versets, remarque qu’ils ne sont pas au conditionnel comme ce que nous avons l’habitude de lire. De plus, il est étonnant qu’à ce moment précis, D. lui annonce autant de mauvaises nouvelles. Pourquoi pas plutôt des remerciements ? Le rav remarque qu’il est impossible de comprendre la morale Divine et tout ceux qui essaye de la définir ne font que que projeter leur morale sur le Maitre du monde. Nous ne comprenons pas mais nous savons que c’est bien.
Le plus étonnant est que Moshé, à son tour, va agir de même avec son peuple, en lui faisant de multiples reproches. Il prévoit même leurs écarts de conduite et les catastrophes inhérentes. Le rav s’étonne du langage de Moshé.
Mais où est le libre arbitre ? Comment Moshé peut il prétendre que le peuple va fauter ? Comment peut il contredire les enseignements d’une vie ? Il y a au niveau du peuple un processus inévitable à traverser. La perfection se construit d’étapes en étapes en commençant par du négatif. La perfection s’acquiert mais n’est jamais donnée. Dans toute vie, les commencements sont difficiles et il y a toujours des périodes de chutes. Rien n’est jamais linéaire, la progression vers le mieux doit consolider. Et le rav donne nombres d’exemples. L’histoire du peuple juif correspond en tout point à ce processus. Il nait de rien et pourtant, il porte en lui les forces de la délivrance. Il sort d´Égypte choisi par le Maitre du monde (pour mériter d’être un peuple dont l’histoire est calquée sur la création) et son histoire est progressive mais avec des chutes terribles. L’évolution vers le messie est une évolution en forme de…serpent (il monte, il descent).
Le libre arbitre est uniquement au niveau individuel. Où nous situons nous au niveau de ce processus indépendant de nous ? Il y a des fautes qui ne sont pas des fautes et des fautes qui sont des fautes. Attention, il faut un peu plus de concentration.Les fautes collectives du peuple juif n’en sont pas.La faute du veau d’or était inévitable ! Et le rav cite sa source. Comment enseigner qu’on peut tout réparer s’il n’y a pas faute ? Et le fait que D. ne nous abandonne jamais malgré nos erreurs est la plus grande preuve d’amour. Tout ce qui existe est précédé d’une chute. Chez les autres peuples, la nuit est éternelle, leur glorieux passé n’est plus un présent. Tout ceci sera très bien illustré dans le cours. Toute civilisation hormis Israël finit par être remplacé par une autre. Il ne reste pas une seule civilisation antique sur terre aujourd’hui ! Même quand la faute est collective et NÉCESSAIRE, elle est collective uniquement coté D. mais l’individu a quand même fauté, sa perception étant individuelle. Lorsque vous fauterez, la nuit sera toujours suivie de jour, vous survivrez à la faute, voila le message de Moshé, Voila le CADEAU de Moshé ! Encore un cours unique, profond et dynamique!


9 juillet 2018