ENFIN LA REPRISE! Les deux FORMES de l´EXIL -Maamar du Rabbi- Roch ha Chana- 31 Aout 2011

MP4 MP3 Les internautes du monde entier ont découvert avec plaisir mais avec étonnement avant les vacances à quel point les écrits du rabbi reflétaient une profondeur indicible et combien nombres de trésors pouvaient être extraits d’un simple (pas si simple que ca) ‘maamar’ du rabbi.
Alors, le rav, toujours à l’ÉCOUTE, a décidé, pour notre plus grand plaisir, d’y consacrer un cours par semaine.
Et vous allez voir, c’est du pur bonheur !
Une petite mais importante précision : nous n’avons pas la prétention de décrypter l’ensemble des trésors cachés dans ce ‘maamar’ mais nous allons essayer ensemble d’y extraire quelques perles et nous aurons gagné notre journée et plus encore.
2ème jour de Roch Hachana 1968, ‘Maamar’ du rabbi :
Un verset extrêmement connu ouvre l’enseignement du rabbi : ‘En ce jour, retentira le grand Choffar et reviendront ceux qui étaient perdus dans le pays d’Achour et ceux qui étaient repoussés dans le Pays de ‘Mitsraim’, ils se prosterneront devant D., devant la montagne sainte, à Jérusalem.’
A chaque fois qu’il est marqué en ce temps, nous parlons de la délivrance finale. Or, nous sommes frappés par le fait que le verset se limite aux exilés d’’Achour’ et de ‘Mitsraim’, nous savons pourtant que les juifs ont été exilés aux 4 coins du monde ? De plus, le Achour biblique (Afghanistan, Pakistan et région) et le Mitsraim biblique (Égypte) sont plutôt vide de juifs et ce sont les seuls régions cités…plutôt curieux.
En réalité, l’exil est appelé de 2 noms, soit d’Achour soit de ‘Mitsraim’, ce sont 2 types d’exils, 2 identités de ‘Galout’ ! L’esprit de la Torah est caché dans sa lettre.
Ces 2 noms font allusion au sens même de l’exil. Achour signifie bonheur, réussite alors que ‘Mitsraim’ fait allusion à la détresse et à la souffrance.
Les juifs en exil se trouvent soit à la tête des plus grandes réussites soit en totale oppression et ces 2 situations ont toujours formés un écran entre le peuple et D., entre le peuple et sa terre. Parfois la même génération vit la réussite et le désespoir en même temps.
Nous continuons l’exploration. Quand, dans un verset, il y a une énumération, celui qui est cité en premier est toujours le plus important, nous disent nos sages. Autrement dit, réussir en exil est toujours plus dangereux que de souffrir (et même les mots du verset assimilent les gens d’Achour à des gens perdus et les gens de ‘Mitsraim’ sont repoussés, ils savent au moins ou ils sont). La réussite entraine trop souvent l’assimilation et la dilution de notre peuple.
Le rabbi demande pourquoi ce ‘choffar’ est appelé ‘Choffar Gadol’ (grand choffar) ? Lors du don de la Torah, il est fait référence à un ‘Choffar’ dont le son était grand alors qu’ici, nous parlons d’un ‘Choffar Gadol’( grand choffar). Quel est le message ?
Il y a le choffar de roch hachana, il y a aussi le choffar de Matan Torah ou il est dit que le son est grand et il y le choffar gadol dont la source de réveil semble énorme.
De plus, le rabbi fait remarquer que nous ne savons pas qui sonnera le Choffar. Qui est-il ? D., le machiah ou Eliahou Hanavi ????? Pour finir, il est dit Ytoka et non Itka, autrement dit, il est dit que le choffar se mettra à sonner tout seul. Mais qu’est ce que tout cela cache ? Intéressant, passionnant ! Allez, encore une question : mais quel est le lien avec Roch hachana ? Ein Sof….
Le rabbi rapporte les Pirkéi de Rabbi Eliezer (rabbi Eliezer ben Horkénos, rabbi Eliezer Hagadol) qui, comme tous les enseignements de la Torah, est voilé !
Mais en cette fin des temps, plus rien n’est voilé, tout se dévoile !
Mais d’où vient le choffar ? De l’époque de la Akéda de Itshak par Avraham .
Celui-ci va sacrifier son fils sur ordre de D. alors qu’un ange va venir lui dire de tout arrêter. Avraham est dubitatif, il ne sait que faire d’autant que le contre ordre vient d’un ange. Apparaît alors sur la montagne déserte un buisson avec un bélier aux cornes coincées. L’ange vient de nouveau lui dire : arrêtes tout ! Avraham sent que ce bélier a été créé au début de la création, il ressent que ce n’est pas un bélier comme les autres, il comprend qu’il ne faut pas sacrifier son fils.
Il prend ce bélier dont il retirera la corne de gauche qu’il mettra de coté pour le ‘matan Torah’ et la corne de droite pour le choffar de la délivrance. Voila une belle révélation de rabbi Elezer Hagadol. Nous sommes dans la métaphore bien sur, nous comprenons qu’il y a ici une révélation très profonde.
La véritable épreuve d’Avraham n’a pas été de tuer son fils mais de…renoncer. Quel homme de foi, quelle force !
‘Kah Na’, prends svp, lui dit D. lors de sa 10ème épreuve ! Depuis quand D. demande svp quand il envoie une épreuve ? Rachi révèle que D. demande à Avraham de surmonter cette épreuve car c’est la principale…plus encore, si il ne la réussit pas, toutes les épreuves précédentes n’auraient aucun sens. Tant qu’un homme fait des choses surhumaines car il sait qu’en fin de compte, une grande récompense l’attend, qui dit qu’il se donne pour la vérité et non pour l’intérêt !?
Depuis le début, D. dit à Avraham que l’enjeu est la naissance d’un peuple qui recevra une terre. Qui nous dit qu’Avraham a suivi D. pour obéir, pour se soumettre aux ordres de D. et non pour l’enjeu ? La 10ème épreuve et toute son absurdité apparente !
Après avoir reçu la réussite, le fils, la promesse de la terre, quand tout le projet semble se réaliser, D. lui demande : et si on recommençait tout à Zéro ? Pire encore, tues ton fils sans garantie de descendance !!! C’est le test ultime ! Et Avraham va suivre D. non sans difficulté car notre tradition nous dit qu’Avraham sera assailli par nombres de questions contradictoires, cette épreuve représentant l’extrême opposé de tout ce qu’il a appris.
La vraie épreuve d’Avraham va être de servir D. juste parce qu’il lui a demandé et nos maitres nous disent qu’avant que D. ne donne la grandeur à un homme, il l’éprouve d’abord dans des petites choses (nos grands dirigeants étaient tous bergers). Et Avraham voulait servir D., peut importe le service, grand ou petit !
Être à l’écoute de ce que veut D. et non à l’écoute de ses rêves et de ses désirs !
Ne peut être choisi que celui qui ne demande pas d’être choisi !
Le choffar est le symbole de cette écoute (Kol, son) de D. (être à l’écoute de ce que veut D. et non de ce que nous voulons d’autant que la volonté de D. est si loin de nos désirs).
Écoutes l’autre, Écoutes D., Écoutes ton conjoint, Écoutes ton prochain !
‘Elo chel Itshak’, bélier d’Itshak (premières lettres forment Ich, Homme et dernières lettres forment Kol) car ne peut être un HOMME que celui est capable d’ENTENDRE tout en sachant se mettre de coté.
Ich, en réalité, signifie l’époux, ceci pour nous apprendre que n’est un véritable époux ou épouse que celui ou celle qui sait ENTENDRE son conjoint. Et rien n’est plus difficile !!!
Ça sera le mot de la fin et QUEL MOT !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! TOUT IRA BIEN QUAND CHACUN SERA A L’ÉCOUTE DE L’AUTRE et la délivrance en dépend !


10 juillet 2018