Sans Toute la terre d’Israël, il n’y a pas de Religion Vraie- Les Juges 21- Micha -27 Décembre 2010

Posté il y a 9 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 Le rav lit le texte de Micha et nous vous en livrons quelques lignes, juste pour que vous puissiez goûter au mystère de ce texte :
….Et cette femme croyante dira : Baroukh Hachem (quand la Torah le dit, il ne s’agit pas de mots en l’air mais d’une connexion très forte avec le Divin). Nous sommes à la fin du livre des juges. J’ai sanctifié cet argent pour D. et quand je prendrais cet argent, j’en ferais une idole, dira la maman à son fils, Michayahou..Il a rendu l’argent à sa mère, elle a pris une infime partie qu’elle a donné à un orfèvre et le reste va servir à faire une statue. Micha prit son fils et en a fait un Cohen. En ce temps la, il n’y avait pas de roi en Israël et chaque homme faisait ce qui était droit à ses yeux. Il y avait un jeune homme qui vivait à Beth Lehem qui venait de par sa mère de Yéhouda et par son père, il était un Lévi.Cet homme cherchait un endroit pour se réaliser, il était en quête de quelque chose.
Il arriva dans le territoire de Ephraim. Micha (il a perdu 2 lettres) lui dit : d’où viens tu ?…l’autre lui répond qu’il vient de Levi et qu’il et en quête de quelque chose. Et Micha lui répond : ton projet, c’est moi, tu vas devenir un Cohen….Le Levi va accepter …et Micha va dire : Maintenant, j’ai la preuve que D. est d’accord avec tout ce que je fais car il m’a envoyé un Lévi pour mon temple. En ce temps la, il n’y avait pas de rois en Israël. Cette histoire est très curieuse et nous allons essayer de faire la lumière sur ce texte. Une femme croyante qui invoque sans arrêt le nom de D. et consacre son argent à D. en faisant une idole. Le peuple de l’époque vivait sans la moindre contradiction, une croyance absolue en D. et s’adonnait en même temps à l’idolâtrie. La Torah n’est pas un livre d’histoire qui suit un ordre chronologique. La Torah est un livre de message qui délivre son enseignement au moment opportun.
A la fin de l’histoire des juges ou tu aurais pu te dire : qu’elle est belle, l’histoire Sainte, la Torah nous envoie une drôle d’histoire hors du temps pour nous secouer. Ces histoires sont en avance sur notre présent. Il ne faut jamais lire la Torah comme un livre d’histoire. Et ce récit s’est passé au début des 500 ans des juges et non à la fin( comme son emplacement semble le signaler)..La tribu de dan va aller voler l’idole de Micha pour la mettre dans son temple. Dan était en recherche d’un territoire pour s’installer et c’est à ce moment qu’il va voir cette idole et va vouloir la récupérer. Or, si nous sommes à la fin de l’histoire des juges, comment Dan peut il être en manque de territoire ? Cette histoire suit celle de Shimshon car celui-ci a fauté avec ses yeux. Il voyait ces filles Droites à ses yeux. Et nous trouvons dans notre texte :’Ich Ayachar béénav bémaassé’ : chaque homme faisait ce qui était droit à ses yeux. La juxtaposition de ces histoires montre que nous sommes en face de grands personnages qui se trompent. Et pour cause, il n’y avait pas de roi. Nommer un roi, détruire Amalek et construire un temple, étaient les 3 commandements qui se sont imposées à nous lors de notre entrée en Israël. Or, force est de constater que le peuple a attendu 500 ans avant de se doter d’un roi. Chez nous, le roi en bas est le reflet de la Royauté Divine et son âme provient de l’attribut de Malkhout. Le roi est oint avec une Corne (Keren) car ce mot en hébreu veut aussi dire Coin. Il a la fonction de se trouver dans l’angle et permet aux choses et aux hommes éloignés de se rejoindre via un miroir. Dans la nature du roi, il y a de la place pour chaque juif quelque soit sa nature. En lui, se retrouvent tous les hommes ! Chez nous, mieux vaut ne pas avoir de roi qu’avoir un clown au pouvoir!L’époque des juges correspond à la période de gestation du roi d’Israël.
‘Véyaassou Bné Israël ète Ara Bééné Hachem’ verset leitmotiv. Celui-ci est répété plusieurs fois dans la Torah et met en avant et en parallèle le bien à nos yeux et le mal aux yeux de D. Il y a une ’Gzéra Chava’. De plus, les yeux, de D., nous en parlons au sujet de la terre d’Israël. L’homme a des projets, une direction et sa vie dépend de son regard. Ou il suit ses yeux et il vit selon les yeux de D. Ou l’homme se prend entièrement en main ou il se place sous la providence Divine.
Shimshon avait une force divine. Or, comment un homme qui va avec des philistines peut garder malgré tout cette force, ce souffle de D. ? C’est bien la preuve qu’il avait un très haut niveau spirituel et que ses intentions étaient extrêmement pures ! Son but était de sauver le peuple juif mais ses décisions, il les prenait toute seul sans connexion avec le Divin au niveau de ses choix. C’est dans cette terre que ces yeux se dévoilent ! Ou c’est les yeux de D. ou c’est les yeux de l’homme. Tant que nous n’avons pas vraiment la terre d’Israël, les yeux de D. ne peuvent pas se dévoiler. Or, à l’époque des juges, Israël ressemblait à un morceau de gruyère.
David va rattraper en 40 ans ce que les juges n’ont pas fait en 500 ans. Il a fait en peu d’années le travail laissé par 12 tribus durant 500 ans. Pendant 40 ans, notre peuple va vivre sous les yeux de D. Et pour la première fois dans son histoire, le peuple juif va vivre un avant goût du monde à venir. Mais tout va se voiler car David n’a pas pu tout conquérir. En dehors d’Israël, il n’y a aucune connexion avec les yeux de D.. Il ne s’agit pas d’une critique de l’homme mais c’est comme ça ! Rien n’est le fruit de ma manière de comprendre, je ne suis qu’un envoyé qui accomplit sa mission. Nous sommes des…idolâtres pures. Être un soldat de D. dans ce monde, c’est ce à quoi nous aspirons tous. Mais quelle est ma mission ? Qu’attend il de nous précisément ? Est ce que mon projet va dans le sens du projet ? Entre ce niveau de perfection absolue et pas de niveau, il y a les niveaux intermédiaires. Victime de l’exil, le plus parfait ne peut atteindre la perfection. Plus un homme tend vers cet idéal et plus il ressent le manque cruel de tous ces territoires que nous n’avons pas encore et plus il ressent combien il aime et il a besoin de sa terre.


9 juillet 2018