19 Novembre 2012 -Maamar Hanouka- 24, 25, 26, trois petits tours et gagneront !

Télécharger Vidéo Télécharger Audio Dans le Shem’a (ce verset à 25 lettres qui représente l’association avec Hachem), il est dit \ »Hachem e’had\ » (contraction de ya’had, ensemble), ce qui signifie qu’Hachem veut que nous nous associions à Lui et fassions une part du travail.

Hachem Se révèle à Avraham, pour la 1ère fois, à 75 ans. Pourquoi seulement si tard ? La réponse est dans le secret de 75 qui est 24 + 25 + 26. Avraham est arrivé à la perfection des 3 chiffres, c’est-à-dire à inclure et équilibrer en lui les 3 dimensions. Car nous avons besoin de chacune des 3, puisqu’il y a des domaines où l’homme doit tout faire, d’autres où il y a partenariat avec Hachem, et d’autres où Hachem ne laisse pas l’homme intervenir : il est spectateur et son travail sera la shira. La shira n’est pas seulement remercier et louer, mais c’est un niveau extrêmement haut de connexion avec D., une perception où l’homme capte les forces qui se sont dévoilées dans ce moment, pour ensuite continuer son travail à ce niveau. Car, lorsqu’Hachem nous fait un cadeau immense, c’est extrêmement exigeant et nous devons vivre, ensuite, à un niveau différent d’avant, à la mesure du miracle que nous avons reçu ! Sinon, nous pourrions descendre beaucoup plus bas que là où nous étions. Il faut être capable de changer complètement notre vie, et d’atteindre des niveaux qui ne nous étaient pas ouverts auparavant. C’est pourquoi le mot ness, en hébreu, signifie aussi \ »élévation\ » ! Le miracle nous élève, si nous sommes capables de bouleverser totalement notre vie.

Avraham a vécu la dimension du 24, quand il est parti en guerre contre les rois ; puis celle du 26, lorsque lui et Sarah ne pouvaient plus du tout avoir d’enfant, et Hachem leur donna Its’hak. Avraham se circoncit et changea tellement qu’il est interdit de l’appeler Avraam : c’est sa shira ! Quant à la dimension 25, c’est toute la vie d’Avraham, puisqu’il est constamment en association avec Hachem, et toute son existence a pour but de montrer qu’Hachem est présent. De la même façon, chacun de nous doit être un Juif du 24, 25 ou 26, suivant les circonstances. Et Hanouka est la fête par excellence, car elle inclut ces 3 dimensions.

\ »C’est la raison pour laquelle on dit qu’Hachem est e’had, et non ya’hid, car le aleph de e’had fait allusion au Maître du monde, unique ; le ‘het, 8, fait allusion aux 7 cieux, plus la dimension terrestre ; et dalet représente les 4 points cardinaux, toutes les dimensions de l’espace.\ » Le mot e’had met en évidence la création tout entière, reliée au aleph ; il évoque les 7 dimensions du ciel et les 4 dimensions terrestres, unies avec Hachem. Toute l’identité juive par excellence est contenue dans cette dimension du 25 et de l’action avec Hachem !

Le Rav explique ensuite ce qu’écrit le Rabbi : \ »Awayé e’had fait allusion à Hachem tel qu’Il est dans l’enchaînement des mondes, qu’on appelle aussi le Awayé d’en bas. Et c’est la raison pour laquelle il est dit : \ »Awayé Elokenou, Awayé e’had\ ». On répète 2 fois Awayé, car cela fait allusion à 2 niveaux d’Awayé : \ »le 1er fait allusion au Awayé tel qu’Il est en haut, au-dessus de l’enchaînement des mondes, et on ne peut dire qu’Il est e’had, car il n’y a rien d’autre que Lui, mais c’est le 2nd Awayé, tel qu’Il est en bas, dans la ishtalshélout, qui est dit e’had.\ »

Israël est lié à ce monde qui est au-dessus de l’enchaînement, du déterminisme, c’est pourquoi l’impossible est fondamentalement le possible d’Israël, dans le bien comme dans le mal (quand il nous arrive une catastrophe, c’est aussi toujours au-delà de ce que le monde connaît).

Le 1er Awayé fait allusion au D. qui intervient complètement au-delà de nos mérites et de notre volonté, toutes les fois où nous avons été sauvés in extremis. Awayé Elokenou, Il est notre force, et c’est pourquoi nous n’avons pas disparu comme les autres. Mais, ensuite, en temps normal, Awayé e’had, car Il ne veut pas seulement être Celui qui est en haut et au-dessus du monde, mais Il est aussi dans Son monde, et y agit.

Cette perception d’Hachem est différente de celle d’Elokim (où nous sentons seulement qu’Il est là, dans le présent). Hachem nous demande de vivre avec Lui à un niveau où nous trouvons une unité entre tous les moments de notre vie, qui a ainsi un sens, et où nous découvrons notre Mission et le pourquoi de notre existence. Ainsi, nous sommes au niveau d’Awayé d’en bas. Certes, nous devons voir ce qu’Hachem veut de nous, mais nous nous voilons les yeux pour signifier qu’en réalité, nous ne le voyons pas encore.

(1573)

About The Author
-

  • elior

    Pa\’had < lailah >…. J\’ajoute: Ishayahou 61,10 : \ »\’hatan < yékohen >\ »,agisant comme un prêtre-disons comme quelqu\’un qui agit en 25 et qui est entourré de 60 guerriers. La première fois que le mot kohen est utilisé dans la Torah il me semble c\’est à Le\’h Le\’ha 14,18.

  • marcy

    NES = ÉLÉVATION À notre niveau: De même lorsqu\’on a le mérite d\’accéder à vos enseignements, cela nous engage à nous élever, à nous transformer car c\’est un cadeau inestimable que l\’on reçoit. Il faut en être conscient et être à la hauteur! Nos efforts pour nous élever doivent être à la mesure du cadeau:inestimables! merci Rav!

  • masson

    Bonjour, question au Rav : au niveau 26, lorsqu\’Hachem fait un ness, à quel moment l\’homme doit-il changer radicalement son mode de vie : avant, pendant ou après le ness ? Autrement dit, l\’homme doit-il se préparer (préparer le réceptacle) pour le ness ? Ou le ness vient sans prévenir et après, c\’est à l\’homme de modifier son fonctionnement personnel ? Merci pour la réponse

  • elior

    Bonjour Rav, vous avez expliqué dans les cours précédents sur ‘Hanouka qu’on commémore la victoire par la parole c’est-à-dire par la prière. De plus, dans le cours sur toldot Yts’haq, vous avez montré que le mot qol «voix» doit être compris comme expression de l’âme qui est cachée. Suite à la signification du 25 par rapport au 26 (valeur numérique d’Avayé), et en rapport à la parole, je me suis interessé au 85 c’est-à-dire à péh, la bouche, par rapport au 86 qui est la valeur numérique du nom Elokim: le mot péh-hé (85) est en Béréshit 19,12 : «poh» «ici». Dans ce verset, je me demande pourquoi le mot «’hatan» n’est pas au pluriel ? Les mélakhim disent à Loth : « Quiconque des tiens est encore ici, un gendre, tes fils, tes filles, tout ce que tu as…». C’est bizarre, normalement, quand on parle, on dit : gendres, fils ou filles – ou alors as-tu ici un gendre, un fils ou une fille quelconque ?…c’est-à dire que si le pluriel ou le singulier est employé, il doit être employé à tout. Le midrash explique que Loth a pris leur défense toute la nuit, et que le mot poh doit donc être lu péh en rapport à la bouche; ce qui augmente le fait que normalement si Loth a défendu les gendres (il avait deux filles mariées cf. Béréshit raba 50-cf. Béréshit 19,14), les mélakhim auraient du savoir que Loth en avait plusieurs. Quand on s’intéresse au mot ‘hatan gendre, on voit que dans la Torah, ce mot est utilisé pour parler de Moshé (Béréshit 4,25), après que Tsipora aie circoncis son fils Eli’ézer (valeur numérique 318, shia’h); il est utilisé par le roi David (1 Shmouel 18,18), ainsi que pour parler de Shimshon (Juges 15,6), ainsi qu’à Ishayahou 61,10; c’est-à-dire qu’à chaque fois il semble que le qualificatif «’hatan» est employé pour exprimer la malkhout. Faudrait-il donc voir à travers ce mot ‘hatan une allusion à machia’h ben David qui est l’étincelle à sauver de Loth ? En effet, on peut aussi voir en Béréshit 19,14 que les gendres considèrent Loth comme plaisantant «metsa’heq»; n’est-ce pas ici une allusion à Yts’haq (commentaire de Rachi, Le’h Le’ha 17,19) qui est celui qui a le mérite de la création de l’âme de machia’h ben David. Aussi on voit que le verbe «tsa’hok» est utilisé aussi en rapport à la malkhout et la rigueur car il est utilisé concernant l’emprisonnement de Yossef (Béréshit 39,14) et celui de Shimshon (Juges 16,25). Si on compte à Béréshit 19,12 la valeur numérique des mots qui se trouvent entre les deux «le’h», c’est-à-dire à partir de poh compris, on a une guematrie de «1676» qui correspond à la valeur numérique des lettres qui forment l’unique verset Yrmyahou 30,5 : «C’est bien ainsi (koh) que s’exprime l’Eternel, nous entendons une voix de terreur, d’effroi et pas de paix». Dans ce verset, on a aussi des allusions à Yts’haq par l’intermédiaire du mot «terreur» ‘harada qui pour la première fois dans la Torah est employé en Béréshit 27,33 lorsqu’Yts’haq a la terreur de ne pas avoir béni le premier né (cf. toldot Yts’haq); et par l’intermédiaire du mot «effroi-frayeur» pa’had qui pour la première fois dans la Torah est utilisé en Béréshit 31,42 en parlant d’Yts’hak. Tandis que le mot «paix» shalom est utilisé pour la première fois en Béréshit 15,15 appliqué à la vieillesse d’Avraham qui ne verra pas Esav sombrer du côté obscur de la force. Voilà, je reviens sur le mot «péh», valeur numérique 85, qui est la point marquant par rapport à Yts’ak et son rapport avec ses fils car il est dit en Béréshit 25,28 : «Yts’hak préférait Esav parce qu’il mettait du gibier dans sa bouche, mais Rivka préférait Yaacov». Pour conclure, je m’interroge sur ce qui est dit dans le Talmud, Chabat 115b, en rapport aux versets Bamidbar 10, 35-36 qui comptabilisent ensemble 85 lettres, qui sont enclavés entre deux nounims inversés. Chose intéressante en rapport au début du cours, e’had est une contraction de yarad qui a pour valeur numérique 22 (youd+’heth+daleth) or Rachi explique le passage «alephi Ysrael» du verset Bamidbar 10,36 en disant que la Chekhina ne repose sur Ysrael que s’ils sont au moins 22000…