10 Juin 2012 -Talmud Kidouchim- Vivre au dessus de sa propre nature

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MP4 MP3 Une personne qui s’abstient de commettre une faute a-t-elle le même mérite qu’une autre accomplissant un commandement positif ? Mitzvat assé (le commandement de faire) et mitzvat lo taassé (ne fais pas), sont-elles au même niveau, pour ce qui est de la récompense que l’homme reçoit, déjà, sur terre ?

Par des exemples du Talmud, nous avions vu que « celui qui est confronté à un problème d’agression sexuelle très dangereux, et en a été sauvé in extremis, il lui est donné un miracle ». Cela semblait contredire le principe selon lequel il n’y a pas de récompense miraculeuse automatique, même pour les mitzvot pour lesquelles il est promis une récompense.

En réalité, il n’y a pas d’opposition entre les deux : pour sortir du danger de cette agression, l’homme a dû déployer une force et un courage surnaturels, contre son mauvais penchant, d’abord, et aussi parce qu’il était en danger de mort et a préféré mourir plutôt que de fauter. Il mérite donc « mida k´neged mida » ; Hachem se comporte avec lui comme il s’est lui-même comporté. Si nous nous élevons au-dessus de notre nature, il est sûr que, lorsque nous en aurons besoin, Hachem nous élévera aussi au-dessus de la nature. Et c’est un principe qui est valable pour toutes les situations, quelle que soit la tentation devant laquelle nous nous trouvons : si, pour nous en sortir, nous déployons des forces surnaturelles, dans le cas où nous avons besoin d’un miracle, il sera accompli pour nous.

Par d’autres histoires du Talmud, ce cours nous fait entrer dans des aspects extrêmement profonds de la Loi.

En conclusion, il nous est montré que le plus grand des miracles qu’Hachem accomplit à notre égard, c’est de nous donner une bonne parnassa (ressources financières) qui nous comblent matériellement, tout en nous protégeant moralement et spirituellement. Les Maîtres disent que c’est un miracle plus grand que d’être sauvé de la mort. Nous devons donc avoir conscience que nous sommes comblés d’un cadeau inestimable, et cela doit éveiller en nous une reconnaissance inimaginable !


30 novembre -0001