28 Mai 2013 – Parents et enfants difficiles: que faire ?

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Le Tanya nous révèle que l´âme n´entre pas directement dans le corps ; il y a un intermédiaire entre eux, c´est le \ »lévoush\ », l´habit de l´âme, qui est une enveloppe spirituelle.

Les parents n´ont aucune influence sur la nature de l´âme que va recevoir leur enfant, et s´il sera juste ou méchant. C´est D. qui choisit quelle âme Il va faire descendre, à tel moment précis, dans tel endroit, telle famille… Le roi ´Hizkiyahou ne voulait pas avoir d´enfant, car il avait vu en prophétie que son fils aurait une âme complètement abîmée, qu´il détruirait sa génération et serait l´un des responsables de la destruction du Premier Temple. Mais il lui fut dit par un ange de ne pas se mêler des secrets d´Hachem. D. dirige Son monde et a Ses plans que nous ne pouvons connaître.

Par contre, ce sont les parents qui donnent à l´enfant l´habit de son âme. Cet habit sera positif ou négatif, suivant le niveau des parents, et leur état spirituel et moral au moment de la conception. Par exemple, si les parents sont optimistes ou tristes, cela déterminera le caractère de l´enfant. Le lévoush influence aussi tout le \ »shéfa\ », c’est-à-dire le flux de santé, de réussite et les forces que l´enfant recevra durant sa vie. Si son lévoush est fort, une personne sera forte et tout ce qu´elle entreprendra réussira.

Si l´âme est très haute et les parents très bas, ils vont donner un lévoush négatif, et l´homme vivra sa grandeur, mais avec beaucoup de souffrances. Inversement, quand Hachem fait descendre une âme très abîmée chez des parents très bien, c´est un cadeau pour cette âme, car elle recevra un bon lévoush et aura moins de difficultés ; elle pourra même, éventuellement, être récupérée. Par exemple, Esav ne fit pas téshuva de son vivant, mais de grandes lumières sortirent de lui, en particulier rabbi Méir, rabbi Akiva, Onkelos…

Cela est très responsabilisant, pour les parents. Mais responsabilité ne signifie pas culpabilité, dont la notion n´existe pas dans le Judaïsme. Car les choses sont comme elles sont, et c´est pour notre plus grand bien. Hachem a Son plan, et Il veut que cela passe par cette situation, telle qu´elle est. La naissance nous est imposée, mais nous sommes responsables de la façon dont nous vivrons ce qui nous aura été donné.

Les parents peuvent-ils opérer une certaine réparation ? Lorsqu´Itz´hak s´aperçut qu´Esav avait un grave problème, il ne le rejeta pas. Au contraire, il fit tout pour le rapprocher, en s´intéressant à ce que son fils aimait et en y faisant entrer la Torah. Par exemple, notre tradition rapporte qu´il enseigna à son fils à chasser de façon à ce que les oiseaux qu´il avait tués soient casher. Le lévoush d´Esav était matériel et il ne pouvait en changer, mais il était possible de l´améliorer.

Mais comment, au moment de la même conception, Yaakov put-il recevoir un lévoush spirituel et Esav un lévoush matériel ? Comme, dans leur relation, Itzh´ak et Rivka étaient au même niveau, la nature de chacun d´eux put s´exprimer de façon égale ; chacun des parents donna sa nature à l´un des enfants : Itz´hak, qui a une nature matérielle, donna le lévoush d´Esav ; Rivka, spirituelle, donna celui de Yaakov. Chaque parent a des affinités avec l´enfant qui a le même habit d´âme que lui. C´est ainsi que Rivka se reconnut en Yaakov et le poussa à étudier, tandis qu´Esav se tourna vers son père, dont il avait reçu la dimension matérielle. Il faut aider l´enfant à se rapprocher du parent auquel il ressemble, qui sera mieux à même de l´aider selon sa nature.

Mais la science de l´éducation est très difficile à mettre en pratique : quoi accepter, et jusqu´où ? Comment récupérer un défaut de l´enfant dans la sainteté ? Cela est extrêmement complexe, en grande partie en raison de l´aspect émotif qui s´y mêle, et parce qu´il faut savoir être avec son enfant, mais sans provoquer d´explosion ou de cassure.

Nos Maîtres ont appelé l´enveloppe de l´âme lévoush, habit, ce qui évoque la possibilité d´un changement. Nous avons dit qu´on ne peut changer de nature, mais qu´il est possible de l´élever. Par exemple, un homme né sous le signe de l´astre maadim, l´astre rouge, fera couler du sang. S´il est méritant, il sera moël (circonciseur), sinon il pourra être sho´het (abatteur rituel juif). Mais, s´il est mauvais, il deviendra un assassin. Chacun peut réparer son lévoush et affiner sa nature.

Lorsque nous nous élevons, nous élevons aussi les autres. A la naissance, le cordon qui relie l´enfant à sa mère est coupé mais, dans le monde d´en-haut, il peut y avoir un lien énergétique qui nous unit aux autres, en particulier à nos enfants. Tant que nous n´avons pas encore réalisé notre mission, et donné à notre enfant tout ce dont il avait besoin, grâce à la connexion que nous maintenons avec lui, lorsque nous nous transformons nous-mêmes, nous le transformons aussi. C´est le principe de \ »tout Israël est connecté, les uns avec les autres\ » : toutes les bonnes paroles que je dis et toutes les mitsvot que je fais, peuvent réveiller une âme juive. Sans le savoir, je suis en connexion avec des âmes, dans le monde, et si je travaille sur un problème personnel, cela aura aussi un effet bénéfique sur les autres ; à plus forte raison sur nos enfants.


30 novembre -0001