C´est pas facile d´etre VRAI -Tania- 20 Aout 2013

Posté il y a 6 années by rav Haim Dynovisz
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MP4 MP3 RESUME DU COURS : Dans la Torah, Adam et Hava représentent le modèle, le projet de l\’humanité. Le problème fondamental y est décrit comme la mauvaise relation avec l\’arbre du Daat, car l\’homme n\’a pas de difficultés avec la \’Ho\’hma et la Bina, mais avec le Daat ; là se situe le point de départ de tous nos problèmes dans l\’existence. Il faut donc bien comprendre ce qu\’est le Daat, pour pouvoir comprendre tout ce qui nous arrive. La Torah parle du mal à un niveau où nous ne pouvons pas encore voir que tout commence ; seule la Torah peut le percevoir. On trouve le Daat, dans le Texte, au sujet de Adam et \’Hava : \ »Adam connut \’Hava\ ». Il s\’agit donc d\’une relation profonde, non pas théorique ou intellectuelle, mais d\’une expérience vécue.

Le Tanya explique : \ »Il s\’est engagé et lié à elle, et c\’est ce que signifie le Daat : lorsqu\’un homme attache son cerveau en faisant un nœud courageux et très puissant, et quand il engage sa pensée avec force dans la compréhension de la grandeur d\’Hachem, et reste accroché à ce Daat. Car, même le plus \’ha\’ham (\’Ho\’hma) et navon (Bina) dans la compréhension de la grandeur d\’Hachem, s\’il n\’attache pas et n\’enracine pas sa pensée avec force et stabilité, il ne pourra pas dévoiler dans son être la crainte et l\’amour véritables, mais ce ne sera que des fantasmes.\ »

Quand le Talmud veut expliquer la croyance authentique, il part du cas du voleur qui entre dans une maison pour cambrioler ; en passant devant la mézouza, il prie D de le protéger dans cette situation dangereuse ; au quotidien, il vit déconnecté d\’Hachem, et ne se rappelle qu\’Il existe qu\’au moment du danger. Au contraire, avoir le Daat c\’est dire : je veux que ce lien avec Lui m\’accompagne partout, en permanence. Celui qui a du Daat, c\’est celui qui est connecté en toutes circonstances, quand tout va bien, comme dans les angoisses, les insultes, les souffrances… Dans les difficultés et les épreuves, la \’Ho\’hma et la Bina ne suffisent pas, mais il faut le niveau de l\’expérience, qui est celui du Daat. Quelqu\’un peut avoir la \’Ho\’hma pour conseiller et aider les autres, et réussir très bien dans ce rôle, mais échouer dans sa propre vie, à cause de l\’absence de Daat.

C\’est pourquoi, concernant la 1ère faute de l\’humanité, la Torah ne parle pas de l\’arbre de vérité et mensonge, mais de l\’arbre du Daat. Cette faute était liée au manque de Daat. Le problème était le \ »tov\ » et le \ »ra\ », le bien et le mal. Car, au niveau du ressenti, la vérité fait souvent mal et semble être \ »ra\ », tandis que le mensonge caresse et paraît bon ; il faut le Daat pour discerner. Le mot \ »klipa\ », écorce, employé par nos Maîtres, est formé des mots \ »kal yafé\ », facile et séduisant. C\’est la définition du mal que les Maîtres donnent : quand on choisit de vivre de façon facile, qui séduit, c\’est le mensonge et la klipa.

Nos Maîtres expliquent que, pour faire tomber Adam, le na\’hash s\’est attaqué à \’Hava car la femme est \ »kal béDaat\ », elle est plus faible quant au Daat ; elle a plus de mal à se connecter à ce qu\’elle sait, et elle est donc tombée plus facilement (même si on aurait pu pourrait penser que c\’est le contraire, puisque la femme est plus concrète, pragmatique et engagée dans la réalité, tandis que la dimension masculine est plus théorique). Par exemple, en politique, la dimension masculine est celle qui est plus spirituelle, s\’appuyant sur la promesse de notre Terre et sur l\’idéal biblique, etc… Tandis que la dimension féminine est sensible à la réalité présente concrète, au risque de voiler l\’aspect spirituel de la situation. L\’homme qui arrive à imposer son idéal à la réalité incarne la dimension masculine ; la femme qui y parvient montre, par là-même, qu\’elle a une grande force.

\ »Il faut que le Daat s\’attache courageusement à ce qu\’il sait\ ». Le courage est la 1ère des qualités, car c\’est seulement grâce à lui que tout tient, et non par la \’Ho\’hma. En particulier, dans ce pays, il faut être un soldat ! Dans toutes les situations où notre compréhension est en danger, il nous faut le Daat. Aller jusqu\’au bout de ce que nous croyons, c\’est le Daat ; c\’est là que nous sommes testés tous les jours ; chaque jour, il faut faire descendre ce que nous savons, dans notre vécu. Seul le Daat peut faire naître en nous l\’ira et ahava, la crainte et l\’amour d\’Hachem. La crainte d\’Hachem, c\’est n\’avoir peur de personne, sauf de Lui. Ainsi, on devient un géant de forces : rien ne nous impressionne, car nous sommes connectés à Lui. Quant à l\’amour de D., nos Maîtres disent qu\’a l\’ahavat Hachem celui qui, quand on le voit vivre, nous donne envie d\’être aussi connectés à Hachem ; on a envie de lui ressembler car on voit, dans sa vie, que cela marche !

Le test, pour savoir si je suis vraiment attaché à Hachem, ou si c\’est seulement une illusion, c\’est si je vis avec courage la Torah. Fidélité et courage sont les tests de l\’authenticité de ma vie avec Hachem.


30 novembre -0001